La joie de vivre

1905
La joie de vivre
Henri Matisse, 1905
Huile sur toile, 174 x 238
Merion, Fondation Barnes, Pennsylvanie

La joie de vivre présenté au salon des indépendants de 1906 est le plus éclatant manifeste de l'immersion de Matisse dans le monde de la peinture.

Les personnages vivent durant l'âge d'or, ils dansent s'embrassent et écoutent de la musique.

Cette immense toile dont les personnages sont inspirés des Baigneuses de Cézanne est mal reçue par la critique. Pour Felix Feneon "Matisse se fourvoie …inutile, à ne pas suivre" on le critique pour ses couleurs qui n'ont rien à voir avec la réalité, ses figures blanches et vides. Le tableau est acheté par Léo Stein mais il ne sera plus vu à partir de 1913 où il rentre dans des collections privées jusqu'à la Fondation Barnes qui en interdit les reproductions (seulement en noir et blanc jusqu'à une date encore récente avant que des problèmes financiers ne les rendent plus libéraux).

Mais cette toile, exposée chez les Stein, est beaucoup vue par Picasso. Il la reçoit comme un défi, lui qui se montre mal à l'aise avec les grands formats. La famille de saltimbanques (1905, National Gallery of Art, Washington) est un tableau émouvant que Rilke et Apollinaire adoraient. La Joie de vivre de Matisse est le premier des deux jalons qui va susciter le défi des Demoiselles d'Avignon.

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