(1591-1666)
 
   
   
   
Baroque
Et in Arcadia ego 1622 Rome, Galleria Nazionale d'Arte Antica
Coriolan supplié par sa mère 1643 Caen, Musée des Beaux-arts

Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino ou le Guerchin, né à Cento le 8 février 1591. Autodidacte, il se perfectionne en dessin par l'étude des tableaux des Carrache, soit au travers d'oeuvres conservées à Cento, soit par l'intermédiaire de Bononi et de Scarsellino qui réalisèrent des retables dans la région.

En 1608, à 17 ans, il rencontre Benedetto Gennari, peintre de l'école de Bologne. Parti à Bologne, il entre en contact avec le milieu artistique des Carrache. Attiré par le style de Louis Carrache, il développa son usage de la lumière. Il étudie le Caravage à Venise et l’œuvre de Rubens à Mantoue. En 1616 à Ferrare il a, à travers Scarsellino, un premier contact avec la peinture vénitienne, qu'il peut approfondir pendant son séjour à Venise (1618) avec l'étude des grands maîtres vénitiens du xviie siècle.

Les œuvres de la première période (1615 -1620) et plus spécialement celles postérieures à son séjour vénitien (Suzanne, au musée du Prado, Saint Guillaume d'Aquitaine, à la pinacothèque de Bologne) ont une couleur chaude et intense, des effets de lumière et d'ombre, et représentent peut-être la meilleure partie de son œuvre. Le Pape Grégoire XV qui était son protecteur à Bologne, l'appelle à Rome en 1621. Il peint, entre autres, la Marie-Madeleine de la pinacothèque du Vatican, la sépulture de Sainte Pétronille de la Galleria Capitolina, et l'Aurore et La Renommée du Casino de la Villa Boncompagni Ludovisi. Il revient à Cento en 1623 et il y reste, en travaillant intensément, jusqu'en 1642, quand il s'établit à Bologne.

'influence de Guido Reni se fait de plus en plus nette et, avec elle, le Guerchin se tourne vers les modes académiques dans la composition, dans le coloris, dans la facture, et finalement même dans les sujets et dans les motifs. L'influence du Caravage sur le premier style du Guerchin est faible. La transformation subie par sa peinture est la preuve la plus évidente de la crise de la culture artistique qui s'installe vers les années 1630 et qui fait triompher le soi-disant « classicisme baroque »3. D’une extrême facilité d'exécution, il produit plus de 250 tableaux. Dans ses œuvres on admire la force des coloris, ainsi que le talent avec lequel il imite la nature et crée des illusions d'optique.

A la mort de Reni en 1642, il se rendit à Bologne et le remplaça aux yeux d'une société d'amateurs devenue internationale. Il meurt à Bologne le 22 décembre 1666