A voir :

Salle 1 : Italie, Flandres XVe-XVIe : Van der Weyden, Tura, Pérugin
Taddeo di Bartolo Sainte Catherine d’Alexandrie Italie 1420
Rogier van der Weyden La vierge à l'enfant Frandres 1445
Cosmé Tura Saint Jacques Italie 1475
Le Perugin Le mariage de la vierge Italie 1500
Le Perugin Saint Jérôme dans le désert Italie 1502
Cima da Conegliano Vierge à l'enfant entre Saint Georges et Saint Jacques Italie 1511


La vierge à l'enfant de Rogier van der Weyden a pour pendant le portrait de Laurent Froimont conservé au musée royal des Beaux-arts de Bruxelles avec lequel il forme le diptyque calssique du doanteur demandant al protection de la Vierge

C'est sous le nom de Memling que Barbey d'Aurevilly vient l'admirer, lors d'une visite chez le libraire Bernard Mancel en 1856. Celui-ci, depuis douze ans, l'avait acquise à Rome aux ventes des collections du cardinal Fesch. Barbey est de ceux qui éprouvent une véritable fascination mystique pour le visage de la Vierge. Ainsi dans son Troisième mémorandum, d'octobre 1856 :

"La Vierge de Memling a la beauté radieuse des Vierges de Raphaë mais la divinité du Christianisme brille tellement dans cette tête, qu'à côté, la tête de la Vierge à la chaise paraît païenne, et même, - comme expression, - les têtes si chastes du Pérugin ! Nulle parole ne peut donner l'idée de cette chasteté divine, de ce revêtement du visage par une âme de Vierge assez pure pour incarner en soi le Dieu de toute pureté. Au premier abord, on ne s'aperçoit pas qu'elle est belle d'une beauté charmante. On ne s'aperçoit que d'une chose : c'est qu'elle est Vierge et qu'elle est LA VIERGE ! -On n'a pas vu Dieu, - on en mourrait, - mais on a vu sa mère ! - Positivement, on ne pense qu'à cela. Cela complète l'esprit par une impression inconnue. Est-elle brune ou blonde? - je la crois brune. - Comment a-t-elle le teint ? - je le crois d'or vivant et tiède. - Quelle est la forme du front ? - je le crois à trois pointes, élevé, un peu proéminent, mais je n'en suis pas sûr. L'expression, l'angélique expression (il faudrait créer des mots, mais qui les entendrait ?) empêche de voir les détails de cette tête, palpitante, infusée et éclairée de pudeur."

 

Saint Jacques de Cosme Tura de a certainement appartenu à un ou deux polyptyques.

Le Perugin réutilise le même temple octogonal aux larges arches que dans La remise des clés à saint Pierre, sa fresque de la chapelle sixtine réalisée vingt ans plsu tôt. Son élève, Raphaël, reprendra quatre ans plus tard, la même composition.

Au premier plan, Joseph enfile solennellement l'anneau au doigt de la Vierge, et tient dans sa main gauche une branche fleurie, symbole qu'il a été choisi. Les branches des autres prétendants sont restés séches. Deux d'entre eux, déçus, cassent leur branche.

Le temple polygonal domine la composition et détermine la position du groupe au premier plan et même des autres personnages. L'axe central marqué par l'anneau Joseph divise la surface pavée et le temple en deux parts symétriques.

Son élève, Raphaël, reprendra quatre ans plus tard, la même composition (Pinacothèque de Brera, Milan) en accentuant la perspective.

 

Barnada da Modena (actif entre 1361 – 1383), Crucifixion avec la Vierge et saint Jean

Andrea di Bartolo (vers 1360 / 1370 – 1428), Saint à mi-corps tenant un livre, premier quart du XVe

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