Ce mouvement s’inscrit dans l’un des courants forts de l’art depuis la fin du XIXe siècle, qui remise les dogmes de l’art savant au profit de cultures "autres", exotiques ou populaires. Sa défense d'un "génie du coeur et de l'intuition", éloigné "du talent de la raison et de l'intelligence",

La terme de "Primitifs modernes" est de Wilhelm Uhde (1874-1947) refusant le qualificatif impropre de "naïf". A la pointe de l’avant-garde, ce collectionneur, critique d’art et marchand, allemand d’origine et français d’adoption, s’intéresse d’abord à Picasso, Braque et au Douanier Rousseau à qui il consacre sa première exposition en 1908. La première guerre mondiale l’oblige à quitter la France. Sa collection est confisquée, puis vendue en 1921. Après son retour en 1924, il promeut les peintres autodidactes Bauchant, Bombois, Vivin et Séraphine de Senlis.

Il leur consacre une exposition "Peintres du Cœur Sacré" en 1928, parle d’eux la même année dans Picasso et la tradition française, et leur consacre un ouvrage, Cinq maîtres primitifs (1947), articulé autour du Douanier Rousseau. Sa défense d'un "génie du coeur et de l'intuition", éloigné "du talent de la raison et de l'intelligence", se trouve reconnue en 1948 à travers la création d’une salle qui porte son nom au musée national d’Art Moderne (palais de Tokyo).

Le retour du primitivisme prend un nouveau souffle, toujours en France avec l'aprés guerre et les années 50 marquées par les résistances face à l'abstraction. jour. C'est l'Art Informel de Jean Fautrier avec la série des otages en 1944. C'est Jean Dubuffet avec ses hautes pates et la revendication de l'Art Brut ainsi qu'Antonio Tapiès (23) et Wols qui tous representent une alternative pour échapper à la pénétration des peintres américains.

 

 

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