L'art chrétien (2e au 5e siecle)
L'art mérovingien (5e-8e)
L'art carolingien (9e 10e)
L'art ottonien (11e)
L'art roman (1000-1150)
L'art gothique (1140-1500)
Le gothique international (1300-1500)


L'art chrétien

L'art chrétien nait dans l'Antiquité tardive (2e-4e siècles après JC), au sein de l'Empire romain. Pour exprimer leurs croyances, artistes et mécènes chrétiens utilisent le langage figuratif de l'époque. Les chrétiens empruntent les formes familières du monde Greco-romain, et leur donnent un nouveau contenu. chrétiens. Le motif reste le même mais son sens change. Atlas sert à figurer Dieu. La figure du berger portant un agneau sur ses épaules, dérivé des statues grecques du porteur de mouton (moschophoros, ou du porteur de veau , kriophoros) est utilisé pour décrire la métaphore du Christ en Bon Pasteur qui, conformément avec l'écriture, «donne sa vie pour ses brebis» (Jean 10:11). Autre motif très utilisé Orphée, le joueur de lyre mythique de Thrace qui dont le charme musical agissait les animaux sauvages qui sont été représentés réunis autour de lui dans l'art de l'Antiquité tardive. les Chrétiens considéraient que Orphée pouvait être une allégorie du Christ, qui, avec ses mots dompte les cœurs des plus féroces des hommes.


L'art mérovingien

L'art mérovingien s'étend sur la période de 460 à 750. L'architecture ne traduit plus un désir de construire des édifices robustes et harmonieux. Le savoir-faire des Romains a presque disparu. La sculpture régresse au point de n'être plus qu'une simple technique d'ornementation des sarcophages, des tables d'autel ou du mobilier ecclésiastique.


L'art carolingien

L'Art carolingien, ou Renaissance carolingienne, couvre la période d'approximativement 120 ans, de 750 à 930, pendant le règne de Charlemagne et de ses héritiers et connue sous le nom de. Bien que bref, il a été influent – dans le nord, les rois européens ont adopté des formes d'art romain méditerranéen classique pour la première fois ‒ tout en créant également de nouvelles formes telles que dessins naturalistes au trait de figurines qui seront d'influence durable.


L'art ottonien

L'art ottonien de l'Europe centrale, s'étend sur une période d'approximativement 100 ans, de 919 à 1024, pendant le regne des trois empereurs saxons appelés Otton : Otton le Grand, Otton II et Otton III qui ont régné sur le Saint-Empire romain entre 919 et 1024 ‒ Après le déclin de l'empire carolingien, le Saint-Empire romain a été rétabli sous la dynastie saxo-ottonienne. De ceci ont émergé une foi renouvelée dans l'idée de l'empire, et une église réformée, créant une période de ferveur culturelle et artistique intense. C'est dans cette atmosphère que des chefs-d'œuvre ont été créés, se fondant sur les traditions dont le nouvel art s'est inspiré : peintures de la défunte antiquité, de la période carolingienne et de Byzance.



L'art Roman

l'art roman est la période qui s'étend du début du XIe siècle jusqu'à la seconde moitié du XIIe siècle. L'expression "art roman" est forgée en 1818 par l'archéologue français Charles de Gerville et passe dans l'usage courant à partir de 1835.

L'art roman regroupe aussi bien l'architecture romane que la sculpture, la peinture ou la statuaire romane de la même époque. L'expression recouvre une diversité d'écoles régionales aux caractéristiques stylistiques différenciées, mais qui allient maîtrise technique et audace. Se développant lors d'une période d'expansion économique, il n'a pas été le produit d'une seule nationalité ou d'une seule région, mais est apparu progressivement et presque simultanément dans plusieurs régions d'Europe occidentale. Dans chacune d'elle, il a des caractéristiques propres (par exemple : l'utilisation de pierres différentes dans chaque région), bien qu'avec une unité suffisante pour être considéré comme le premier style international, avec un cadre européen. Son domaine d'expression est essentiellement religieux avec notamment l'adoption du plan basilical pour les églises et la généralisation de l'emploi de la voûte en berceau.

L'art n'émane plus d'un pouvoir royal ou impérial plus ou moins centralisé, mais des communautés monastiques. Les foyers économiques et culturels ne sont plus les villes appauvries, apeurées, mais les abbayes. C'est donc pour la plus grande gloire de Dieu que les artistes travaillent, et rien n'est trop beau pour le célébrer. Les couleurs éclatent dans les pages des manuscrits (l'admirable Apocalypse de Saint-Sever), sur les vitraux, ou sur les tissus, qui viennent souvent de Byzance ou du monde islamique. Les chapiteaux et statues sont également peints. Or, ivoire et pierres précieuses ornent les reliquaires, les vases sacrés ou les reliures des évangéliaires.

Les éléments de l'architecture romane sont pour l'entrée, le tympan. Très simple sur les premiers édifices romans, cet élément devient de plus en plus décoré à la fois pour magnifier la maison de Dieu et participer à l'instruction religieuse en reprenant des scènes de livres liturgiques ; parmi les thèmes représentés, on retrouve par exemple celui du Tétramorphe (allusion à l'Apocalypse et symbole des quatre Évangélistes), celui du jugement dernier. La nef a plusieurs travées, avec la voûte dite plein cintre (voûte tunnel ou avec arcs-doubleaux), en berceau brisé, en voûte d'arêtes, à file de coupoles (coupole à pans ou hémisphérique) ; un transept en général simple avec ou non des chapelles échelonnées ; on trouve cependant des églises sans transept dans le cas des constructions les plus humbles ou avec deux transepts, en particulier en Allemagne où s'est développée l'architecture ottonienne. un chœur ; une abside avec ou non des chapelles rayonnantes, appelées également chapelles absidiales, et une voûte en cul-de-four (voûte quart sphérique) complètent cette architecture.

Un des premiers ordres réformateurs est celui de Cluny. Il tire son nom du petit village de Cluny, près de Mâcon, où une abbaye bénédictine réformée est fondée en 909 par Guillaume Ier, duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne, qui l'a placée sous la direction de Bernon, abbé de Beaume. Odon, souvent décrit comme le fondateur de l'ordre, lui succède. La renommée de Cluny se propage loin au-delà du monastère d'origine. Sa règle rigide est adoptée par un grand nombre de vieilles abbayes bénédictines qui ne sont plus affiliées à la maison mère, et les nouveaux monastères qui, de plus en plus nombreux, désirent tous se rattacher à Cluny. À la fin du XIIe siècle, le nombre de monastères affiliés à Cluny en Europe occidentale atteint 2 000. L'établissement de Cluny est l'un des plus grands et magnifiques de France. Malheureusement, à la fin du XVIIee siècle, la quasi-totalité des bâtiments de l'abbaye, y compris l'église monumentale, sont vendus comme biens nationaux, puis détruits. Toutes les maisons rattachées à Cluny sont des dépendances françaises dirigées par des prieurs de cette nationalité. Elles ne reprennent leur indépendance que sous le règne d'Henri VI. Malgré son éclat, le renouveau clunisien est de courte durée : réputation et célébrité sont à l'origine de son déclin. Après une croissance considérable de leur ordre, les moines clunisiens deviennent aussi riches et peu disciplinés que leurs prédécesseurs. Une nouvelle réforme est alors devenue nécessaire.

Les Cisterciens. L’ordre de Cîteaux est fondé par Robert de Molesme et quelques moines en 1098, en Bourgogne. Il considère que l'ordre clunisien s'est fortement écarté de la règle édictée par Saint Benoit et prône un retour intégral à cette dernière. Il demande aux moines de respecter des principes radicaux : isolement du monde, travail manuel, silence et pauvreté. Avec saint Bernard, ces règles trouvent un écho dans l'art monastique. Les monastère n’étant pas fait pour les laïcs sont construits dans des endroits retirés ; ils doivent s’insérer dans un cadre naturel qu’ils respectent (harmonie avec la nature, solitude propice à la prière intérieure et au silence). Les clochers sont de dimensions modestes (humilité) ; les voûtes en berceau brisé ; lignes et volumes sobres. La décoration est dépouillée et épurée pour ne pas faire injure aux pauvres : refus de tout élément figuratif (en particulier au niveau des chapiteaux), d'où l'absence de statues ou peintures ; la pierre doit rester nue, sans aucune couleur; il ne faut pas détourner le moine de sa prière ou de son recueillement ; vitraux incolores aux motifs abstraits ou fleur de lys (symbole de Marie) ; mobilier simple : quelques cierges, pas d’or : encensoirs en cuivre ou en fer, chasubles sans broderies, crucifix ; motifs végétaux et géométriques dans les manuscrits peu enluminés : limitation des couleurs avec quasi suppression des couleurs rouge et or, très utilisées par les Clunisiens.

Les Cisterciens français qui édifièrent l'abbaye de San Galdano en 1218 introduisiernt en Toscane ce style caractérisé par des arcs brisés, ou ogives. Sienne l'adopta pour son dome, des batiments civils tel le Palazzo Publico et plusieurs palais privés



Art Gothique

L’art gothique ou art français (en latin francigenum opus) est une période artistique s'étendant sur environ quatre cents ans, qui s'est développé à partir de la seconde partie du Moyen Âge en France puis en Europe occidentale. Apparu en région d'Île-de-France vers le xiie siècle, l'art gothique français se développe en Europe, évoluant au xive siècle vers le gothique international au caractère plus profane. L'art gothique est d'abord illustré par l'architecture, mais aussi par la sculpture, la peinture sur bois, le vitrail, et l'enluminure.

L'architecture gothique ou art français (en latin francigenum opus) est un style architectural d'origine française qui s'est développé à partir de la seconde partie du Moyen Âge en Europe occidentale. Elle apparaît en Île-de-France et en Haute-Picardie au XIIe siècle sous la dénomination Opus Francigenum, signifiant « œuvre française ». Elle se diffuse rapidement au nord de la Loire, puis au sud de la Loire et en Europe jusqu'au milieu du xvie siècle. Le terme "gotico" est, semble-t-il, utilisé pour la première fois par le peintre Raphaël vers 1518 dans un rapport au pape Léon X sur la conservation des monuments antiques : Raphaël considère que les arcs en ogive de l'architecture gothique rappellent la courbure des arbres formant les cabanes primitives des habitants des forêts germaniques et fait référence, de manière neutre, à l'art gothique du ve siècle, désignant par contre l'« art français » médiéval sous le terme art tudesque. "Gotico" est ensuite repris dans un sens péjoratif par le critique d'art Giorgio Vasari en 1530, faisant, lui, référence au sac de Rome par les "barbares" Goths. L'art gothique était donc l'œuvre de barbares pour les Italiens de la Renaissance, car il aurait résulté de l'oubli des techniques et des canons esthétiques gréco-romains.

émergence: 1140-1190
maitrisé : 1190-1240
maniériste : 1230-1350
flamboyant: 1350-1500

 

Même si elle ne fut consacrée qu'en 1163, les travaux de la cathédrale Saint-Étienne de Sens ont commencé en 1135 et de fait elle est considérée comme la première des cathédrales gothiques. L'abbaye bénédictine de Saint-Denis est un établissement prestigieux et riche, grâce à l'action de Suger, abbé de 1122 à 1151. Ce dernier souhaite rénover la vieille église carolingienne afin de mettre en valeur les reliques de saint Denis dans un nouveau chœur : pour cela, il souhaite une élévation importante et des baies qui laissent pénétrer la lumière. Suger décide d'achever la construction de sa nouvelle abbatiale en s'inspirant du nouveau style entraperçu dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens. En 1140, il fait édifier une nouvelle façade occidentale du type « harmonique », en s'inspirant des modèles normands de l'âge roman, comme l'abbatiale Saint-Étienne de Caen qui offre un bel exemple de façade harmonique normande, rompant avec la tradition carolingienne du massif occidental. En 1144, la consécration du chœur de la basilique marque l'avènement d'une nouvelle architecture. Reprenant le principe du déambulatoire à chapelles rayonnantes en le doublant, il innove en prenant le parti de juxtaposer les chapelles, autrefois isolées, en les séparant par un simple contrefort. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d'ogives qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers.

Le gothique classique correspond à la phase de maturation et d'équilibre des formes (fin xiie-1230 environ). On construit alors toutes les plus grandes cathédrales : Reims, Bourges, Amiens, Beauvais.

 

Gothique : Nicola Pisano (1220-1278), Giovanni Pisano (1240-1302)

Principaux artistes du Gothique international : Gentile da Fabriano, Carlo Crivelli, Pisanello , Sano di Pietro.

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