Hyo-Seop,
un écrivain sans talent, aime Bo-Gyung, une femme mariée. Min-Jae,
ouvreuse dans un cinéma, est amoureuse de Hyo-Seop. Elle occupe toutes
sortes d'emplois pour subvenir aux besoins de ce dernier. Mais Hyo-Seop ne
l'aime pas et se contente de lui emprunter régulièrement de
l'argent.
Pokyung, pour sa part, est mariée à Tong-Woo qui gagne bien sa vie grâce à un métier qu'il n'aime pas. Celui-ci soupçonne son épouse de le tromper...
Le
titre renvoie à la chute de la dictature militaire en Corée
du sud, qui a stoppé l'ère des combats collectifs et rendu les
gens à eux-mêmes. Sur le mode de la ronde, on passe d'une jeune
ouvreuse de cinéma à 'l'aspirant écrivain qu'elle aime
passionnément et entretient. Puis à al femem mariée que
l'écrivaillon retrouve à l'hôtel en cachette, pour de
fiévreuses baises en ville. Puis à l'époux de cette dernière,
représentant névrosé et jaloux. Ce n'est pas de la comédie
chorale, élégante transposition de la vie. C'est la vie, uen
litanie de trivialités et de temps faibles ; des raisons d'être
qui ne concordent pas ; des folies individuelles juxtaposées, étanches
les unes aux autres et, pourtant, violemment interactives. ; ça explose
dans la solitude ou l'ébriété. C'est pathétique,
mais toujours regardé avec précision et humour, comme quelque
chose de très familier
Avec : Lea Eung-Kyung, Kim Ui-Sung, Park Jin-Sung. 1h55.