L'extase et l'agonie
1965

Rome, en l’an 1508. Revenant de livrer bataille contre des États voisins afin de renforcer le pouvoir du Saint-Siège, le pape guerrier Jules II charge Michel-Ange Buonarroti d’abandonner la sculpture des quarante statues qu’il lui a commandées pour son tombeau, afin de décorer le plafond de la Chapelle Sixtine. Prétextant qu’il n’est pas peintre, Michel-Ange refuse. Il ne peut toutefois résister longtemps aux ordres du pape. Mais bientôt, découragé par la médiocrité de ses premières esquisses, il les détruit et s’enfuit. Caché dans les carrières de Carrare, il échappe aux soldats lancés à ses trousses.

Puis un soir, sur la montagne, devant un coucher de soleil, il a une vision de la Genèse. Ramené au pape, il apaise la colère du pontife en implorant son pardon et affirme qu’il a enfin trouvé l’inspiration. Contre la promesse d’un salaire dérisoire, Michel-Ange se remet au travail. Les premières fresques voient le jour mais attirent aussitôt la critique et le mépris des prélats conduits par Bramante, l’architecte officiel du Saint-Siège. Contre tous, Jules II défend l’œuvre de Michel-Ange, le sommant d’achever son travail le plus vite possible. Cédant tour à tour à la passion fébrile puis au découragement, victime d’une chute accidentelle puis d’une cécité temporaire, Michel-Ange est soutenu par la sœur de l’évêque Giovanni, la comtesse de Medici, mariée mais amoureuse de lui.

Jules repart en guerre pour combattre les armées levées contre lui et son pouvoir. Il revient vaincu et grièvement blessé. Alors que son entourage le croit mourant, Michel-Ange lui redonne courage en l’invitant à venir voir son œuvre achevée. Dans un état de faiblesse extrême, Jules II dit la messe dans la Chapelle Sixtine, puis félicite Michel-Ange. Il lui ordonne de terminer son tombeau : il en aura bientôt besoin.

Rex Harrison a toujours refusé de se laisser pousser la barbe comme Jules II en avait une dans la vie réelle. Par contre, Charlton Heston a accepté de se mettre une tige en acier dans le nez afin d'accentuer sa ressemblance avec Michel-Ange.

La carrière de marbre où Michel-Ange se réfugie dans le film est celle de Carrare en Toscane. Il s'agit de la même carrière qui fournissait le véritable Michel-Ange pour ses sculptures.

Le plafond de la Chapelle Sixtine que l'on voit dans le film a été créé sur un plateau des Studios Cinecittà à Rome.

Il y a un sérieux anachronisme dans le film. Sur le mur est de la chapelle Sixtine, on peut apercevoir deux fresques peintes en 1571 par Arrigo Paladeno et Matteo da Lecce. Comme l'action se déroule entre 1508 et 1512, elles ne devraient à l'évidence pas être visibles.

 

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(The agony and the ecstasy). Avec : Charlton Heston (Michel-Ange), Rex Harrison (Jules II), Diane Cilento (la comtesse de Médicis), Harry Andrews (Bramante), Alberto Lupo (le duc d'Urbino), Adolfo Celi (Jean de Médicis), John Stacy (Sangallo), Tomás Milián (Raphaël), Fausto Tozzi (le contremaître), Venantino Venantini (Paris de Grassi). 2h18.

Thème : Le peintre au cinéma