1937

A l'angle du monde
 

(The edge of the world). Avec : Finlay Currie (James Gray), John Laurie (Peter Manson), Niall MacGinnis (Andrew Gray), Belle Chrystall (Ruth Manson), Eric Berry (Robbie Manson), Grant Sutherland (le Pasteur), Kitty Kirwan (Jean), Michael Powell (M. Graham). 1h22.

Des difficultés économiques et sanitaires surgissent dans la petite île d'Hirta, portant atteinte au courage des insulaires. Certains sont déjà partis se réfugier sur le continent pour s'y établir. L'ancien, Peter Manson, est l'un des plus farouches partisans de l'attachement au lieu. Il est secondé dans sa détermination par Andrew Gray, le fiancé de sa fille Ruth. Le propre fils de Peter, Robbie, lui, veut se marier et quitter l'île pour s'établir sur la côte, à Lerwick. Au cours d'une réunion du comité de l'île, Andrew suggère que le différend devienne l'enjeu d'une compétition entre lui et Robbie, chacun étant le champion de l'une des opinions qui s'affrontent. Le test sera l'escalade de la falaise, une épreuve difficile et périlleuse. Au cours de la montée, Robbie se tue en tombant à la mer. Considérant Andrew comme responsable de la mort de son fils, Peter lui refuse la main de Ruth et le chasse de l'île... Mais petit à petit, les conditions d'existence sur Hirta empirent. Les provisions s'amenuisent, la nourriture vient à manquer. Ruth, enceinte, accouche d'un bébé qui tombe gravement malade. Andrew revient pour emmener celle qu'il aime et son enfant sur le continent. Resté seul, Peter abandonne la lutte et autorise ses concitoyens à quitter l'île...

   
1938 L'espion noir
 

(The spy in black); Avec : Conrad Veidt (capitaine Hardt), Sebastian Shaw (Ashington), Valerie Hobson (Joan), Marius Goring (lieutenant Schuster). 1h22.

Au cours de la première guerre mondiale, le capitaine Hardt, officier allemand commandant un sous-marin U-29, a reçu l'ordre de son amirauté de débarquer clandestinement sur la côte de Scapa Flow au nord de l'Écosse afin de recevoir d'une espionne, Frieda, des renseignements importants sur les mouvements de la flotte britannique. Le contact a lieu, mais la dite espionne qui se fait passer pour une institutrice, a été remplacée par un agent britannique qui, avec son mari, le lieutenant Ashington, a pour mission de démanteler le réseau d'espions allemands. Hardt comprend in extremis le piège dans lequel il est tombé. Il fuit, après avoir pris l'identité du pasteur Matthews pour tenter, par tous les moyens, d'empêcher la capture de son bâtiment et de son équipage. Avec l'aide de quelques compatriotes prisonniers de guerre qu'il parvient à libérer, il s'empare d'un vapeur, mais le navire sera coulé par son propre sous-marin. Hardt connaît ainsi une mort glorieuse qui rachète à ses yeux le rôle indigne qu'on lui fit jouer dans cette guerre secrète...

   

1939

Le lion a des ailes
  (The lion has wings) co-réalisé avec Brian Desmond Hurts et Adrian Brunel.
   
1940 Espionne à bord
 

(Contraband). Avec : Conrad Veidt (capitaine Andersen), Valerie Hobson (Mme Sorensen), Hay Petrie (Axel Skold), Esmond Knight (Mr Pidgeon), Raymond Lovell (Van Dyne), Charles Victor (Hendrick). 1h32.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Andersen, capitaine danois d'un navire de commerce, est bloqué dans un port britannique, accusé de contrebande. L'attitude mystérieuse d'une de ses passagères le conduit malgré lui à être mêlé à une affaire d'espionnage...

   

1940

Le voleur de Bagdad
(The thief of Bagdad) en coll. avec Tim Whelan, Ludwig Berger et Alexander Korda. Avec : .Conrad Veidt (Jaffar), Sabu (Abu), John Justin (Ahmad), June Duprez (la princesse), Rex Ingram (le génie), Miles Malleson (le sultan), Morton Selten (le roi). 1h46.

Le jeune Ahmad, légitime prince de Bagdad, a été dépossédé de son trône par son grand vizir, le sinistre Jaffar. Dans sa cellule, Ahmad fait la connaissance d'Abou, le petit voleur, qui l'aide à s'enfuir... À Bassorah, Ahmad tombe amoureux de la princesse, fille du Sultan, le collectionneur aux 40 000 jouets. Mais Jaffar est venu offrir un cheval volant au sultan, car il convoite lui aussi la princesse. Celle-ci s'enfuit tandis que Ahmad est rendu aveugle et Abou transformé en chien par les maléfices magiques de Jaffar. La princesse accepte finalement de céder à Jaffar si Ahmad retrouve la vue. Dès cet instant, le sortilège disparaît. Mais Ahmad ne peut vivre sans sa bien-aimée. Après de fantastiques aventures au cours desquelles Abou rencontrera un génie enfermé dans une bouteille, combattra une araignée géante dans un temple perdu au sommet d'une montagne, et s'emparera du rubis magique 1'"Œil-qui-voit-tout", les deux amis se retrouveront à Bagdad pour prendre la tête du soulèvement du peuple révolté par le joug du tyran. Et Abou, monté sur un tapis volant transpercera le front de l'usurpateur avec la flèche de la justice...

   
1941 49ème parallèle

(49th Parallel). Avec : Eric Portman (lieutenant Hirth), Laurence Olivier (Johnnie), Leslie Howard (Philip Armstrong Scott), Niall MacGinnis (Vogel), Finlay Currie (Albert), Anton Walbrook (Peter), Raymond Massey (Andy Brock), Glynis Johns (Anna), Richard George (commandant Bernsdorff), Raymond Lovell (lieutenant Kuhnecker). 2h03.

En 1940, un sous-marin allemand parvient dans les eaux territoriales canadiennes. Six hommes d'équipage, dont l'officier en second Hirth, débarquent pour aller planter le drapeau nazi sur la côte. Mais le submersible a été repéré par la Canadian Royal Air Force qui le coule en quelques minutes. Les six rescapés décident alors de rejoindre les États-Unis encore neutres à l'époque... Hirth assassine un trappeur d'origine française, Johnnie, qui réussit à lancer une alerte par radio avant de mourir. Vogel, simple marin, quitte le groupe pour demeurer dans une petite communauté d'Allemands émigrés dirigée par Peter. Deux autres hommes sont tués lorsque le groupe de fugitifs arraisonne un hydravion pour s'enfuir. À Vancouver, les trois rescapés sont traqués par la police dans la foule d'une fête indienne. Hirth et Lohrmann rejoignent seuls la région des Grands Lacs et arrivent au campement d'un romancier objecteur de conscience, Philip Armstrong Scott. Devant les agissements de ses hôtes, l'écrivain a tôt fait de réviser son jugement... Le lieutenant Hirth parvient seul à la frontière. Passager clandestin d'un train de marchandises, il voyage en compagnie d'Andy Brock, un soldat déserteur. Mais grâce à l'action de ce dernier, il sera refoulé à la dernière minute et arrêté par la police canadienne...

   

1942

Un de nos avions n'est pas rentré
 

(One of our aircraft is missing).

1942. Au retour d'une mission sur l'Allemagne, un bombardier Wellington atteint par la D.C.A. s'écrase sur la côte anglaise, contre un pylône. L'équipage, composé de six hommes, a pu sauter en parachute en Hollande. Le pilote John Haggard, le second pilote Tom Earnshaw, l'observateur Frank Shelley, et les tirailleurs George Hickman et sir George Corbett se retrouvent au sol. Seul le radio Bob Ashley manque à l'appel... Aidés par la population qui leur procure vêtements et vivres, les cinq rescapés voyagent vers l'Ouest. Ils vont de maisons en maisons, passent de mains en mains, tandis que les Nazis suspectent leur présence mais ne parviennent pas à retrouver leur trace... Après maintes épreuves, ils atteignent un petit port de la mer du Nord et retrouvent Bob Ashley qui a voyagé par un autre réseau. Grâce à la complicité de Jo de Vries, une patriote qui passe en contrebande des gens pour l'Angleterre tandis que la Gestapo a établi son quartier général dans sa propre maison, ils quittent la côte hollandaise la nuit dans un canot. Réfugiés dans une bouée au large, ils seront recueillis par leurs compatriotes. Quelques semaines plus tard, tous sains et saufs et remis de leurs émotions, ils repartent à bord d'un autre bombardier pour un nouveau raid au-dessus de l'Allemagne.

   

1943

Colonel Blimp

(The life and death of colonel Blimp). Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Roger Livesey (Clive Candy), Anton Walbrook (Theo Kretschmar-Schuldorff), Deborah Kerr (Edith/Barbara/Angela), Roland Culver (Colonel Betteridge), James McKechnie (Spud Wilson), Albert Lieven (Von Ritter), David Hutcheson (Hoppy), Ursula Jeans (Frau Kalteneck). 2h43.

1902. A la suite de propos médisants tendant à discréditer la conduite des Britanniques durant la guerre des Boers, un officier anglais, Clive Candy, se rend à Berlin et se bat en duel avec un officier allemand, Theo KretschmarSchuldorff. Blessés l'un et l'autre, et soignés dans le même hôpital, les deux hommes se lient d'amitié. Puis, Theo épouse Edith Humer, l'amie de Clive, 1914, La guerre éclate. Clive et Theo se retrouvent en France dans des camps opposés. Après la fin des hostilités, Theo, prisonnier des Anglais, regagne l'Allemagne tandis que Clive, promu général, épouse Barbara, une jeune infirmière qu'il a connue en France et qui est l'exacte réplique de son amour de jeunesse. Quelques années plus tard, l'Allemagne devient la proie du nazisme, et Theo, ennemi du régime, vient chercher refuge à Londres chez son ami Clive. La guerre est à nouveau déclarée, et Clive, trop âgé pour le service actif, organise la garde territoriale. Mais ses conceptions chevaleresques sont dépassées par les méthodes de la guerre moderne: il abandonne son poste à la nouvelle génération.

   

1943

The volunteer
 

Co-réalisé avec Emeric Pressburger

 

   

1944

A Canterbury tale

Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Eric Portman (Thomas Culpepper), Sheila Sim (Allison Smith), Sgt John Sweet (Bob Johnson), Dennis Price (Peter Gibbs), Esmond Knight (le narrateur, le soldat, l'idiot), Charles Hawtrey (Thomas Duckett), Hay Patrie (Woodcock). 2h04.

En cette année 1944, trois voyageurs s'arrêtent dans une petite gare proche de Canterbury: le sergent américain Bob Johnson, venu visiter les lieux où vécurent ses ancêtres, Allison Smith, jeune vendeuse engagée dans la Défense Civile, qui connut là le bonheur avec son fiancé tué à la guerre, et le sergent anglais Peter Gibbs, organiste dans un cinéma londonien. La nuit de leur arrivée, alors qu'ils sont tous trois à la recherche d'une chambre, un inconnu asperge de colle les cheveux d'Allison et s'enfuit. Chez le baronnet Thomas Culpepper, également juge de paix, ils apprennent que la région est hantée par les mystérieux agissements du "Glue-man" qui déverse de la colle sur les cheveux des femmes s'attardant le soir en compagnie de soldats. Pour tromper leur ennui en attendant le prochain train, les trois "pèlerins" se livrent à une petite enquête auprès des villageois. Ils acquièrent ainsi la conviction que Culpepper est leur homme. Ils sont rejoints dans le train par le suspect lui-même, qui entreprend de leur expliquer ses raisons. Il a vainement tenté de faire partager par des conférences son amour passionné pour son pays, mais nul ne venait l'écouter. Aussi a-t-il attiré l'attention de cette façon sur cette région du Kent, tout en décourageant les jeunes filles de sortir avec des militaires, qui oublieraient ainsi leurs fiancés partis à la guerre. Parvenus à Canterbury, les quatre voyageurs feront un pèlerinage à la cathédrale et trouveront dans le lieu sacré l'apaisement qu'ils recherchaient.

   
1945 Je sais où je vais

(I know where I'm going) Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Wendy Hiller (Joan Webster), Roger Livesey (Torquil MacNeil), Pamela Brown (Catriona Potts), Finlay Currie (Ruairidh Mhór), John Laurie (John Campbell), Valentine Dyall (M. Robinson), ancy Price (Mme Rebecca Crozier), Catherine Lacey (Mme Robinson), Petula Clark (Cheril). 1h31.

Joan Webster quitte Londres pour se rendre à Kiloran, petite île de l'archipel des Hébrides où elle doit épouser un riche propriétaire terrien. Une tempête la contraint à suspendre son voyage et elle attend dans la petite île de Muil toute proche que les éléments déchaînés se calment et lui permettent d'atteindre son but. Les jours passent au sein de cette petite communauté de pêcheurs pauvres mais heureux de vivre, et Joan voit petit à petit ses rêves s'écrouler : elle qui, toujours, "savait où elle allait", persuadée que la puissance, l'argent et le niveau social étaient les seuls étalons capables de mesurer la réussite d'une existence, sent soudain fléchir ses idéaux. La présence du jeune et séduisant mais humble capitaine Torquil dont elle tombe amoureuse achève de lui faire prendre conscience de ses erreurs. Dans un ultime sursaut pour se rattacher à ses anciennes conceptions, Joan soudoie un pêcheur pour l'emmener à travers la tempête vers son lieu de destination. Torquil s'embarque avec elle et lui sauve la vie au coeur d'un maelström. Joan abandonne enfin : elle restera avec Torquil et partagera sa vie modeste mais heureuse.

   
1946 Une question de vie ou de mort

(A matter of life and death) Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : David Niven (Peter Carter), Kim Hunter (June), Marius Goring (guide céleste n°7), Roger Livesey (Docteur Reeves), Kathleen Byron (ange officier), Raymond Massey (Abraham Farlan), Richard Attenborough (pilote anglais), Abraham Sofaer (Le juge), Robert Coote (Bob). 1h44.

Plutôt que de périr carbonisé dans son avion en flammes, le commandant Peter Carter préfère se jeter dans le vide sans parachute... Par bonheur, il tombe dans la mer et aborde sauf sur une plage. Mais Peter a subi un choc et se croit un mort en sursis par suite d'une erreur dans l'administration de l'au-delà. Un envoyé céleste lui apparaît périodiquement pour venir le chercher. Cependant Peter, qui est tombé amoureux de la jolie June, ne veut plus mourir... Le docteur Reeves qui s'occupe de son cas, diagnostique une lésion au cerveau qui doit être opérée d'urgence. Dans l'Autre Monde, un procès aura lieu dont l'enjeu est la vie ou la mort de Peter Carter et ce dernier cherche désespérément un avocat pour le défendre. Il le trouvera finalement en la personne du docteur Reeves, victime d'un accident mortel en moto, sur la route de l'hôpital. Le procès se déroule durant le temps même de l'opération. Le procureur général, Abraham Farlan qui fut le premier tué par une balle anglaise durant la Guerre d'Indépendance, ne voit pas d'un bon oeil l'idylle entre Peter et June parce qu'il est Anglais et qu'elle est Américaine. Mais le docteur Reeves saura convaincre le jury. Peter vivra pour aimer June...

   

1947

Le narcisse noir

(The Black narcissus). Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Deborah Kerr (Sœur Clodagh), Sabu (Dilip Rai), Flora Robson (Sœur Philippa), David Farrar (M. Dean), Esmond Knight (le vieux général), Kathleen Byron (Sœur Ruth), Jean Simmons (Kanchi), Judith Furse (Sœur Briony), Jenny Laird (Sœur Honey), May Hallatt (Angu Ayah). 1h40.

A la demande du Général Toda Rai, une petite communauté de nonnes vient s'installer dans le village de Mopu, au pied de l'Himalaya, pour ouvrir un dispensaire et une école. L'agent britannique de la région, M. Dean, hostile au projet, se heurte à sueur Clodagh, la mère supérieure. Tant bien que mal, les nonnes s'installent dans un ancien harem mis à leur disposition par Todai Rai. Le dispensaire est enfin ouvert, puis l'école que fréquente assidûment le fils du Général, Dilip Rai. Mais, bien vite, les soeurs se rendent compte que leurs efforts restent vains : l'enseignement qu'elles prodiguent aux indigènes n'est pas appliqué, Dilip Rai quitte l'école avec une jeune fille, Kanchi et un bébé soigné au dispensaire meurt. Suite à ce drame, l'hostilité de la population se déchaîne soudain. L'atmosphère envoûtante du lieu agit sur les nerfs de la communauté : soeur Clodagh se prend à penser avec nostalgie à son enfance en Irlande et soeur Ruth décide de quitter l'habit et vient s'offrir à M. Dean qui la refuse. Devenue folle, Ruth tente de précipiter soeur Clodagh dans le vide, mais après une courte lutte, c'est elle qui tombe. Vaincues par ces terribles épreuves, les nonnes abandonnent le couvent. Dean les regarde partir avec regret...

   
1948 Les chaussons rouges

(The red shoes) Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Marius Goring (Julian Craster), Anton Walbrook (Boris Lermontov), Moira Shearer (Victoria Page), Léonide Massine (Grischa), Ludmilla Tchérina (Boronskaïa), Robert Helpmann (Ivan), Jean Short (Terry), Gordon Littman (Ike), Albert Basserman (Ratov). 2h14.

Victoria Page, une jeune danseuse et Julian Craster, un compositeur, sont engagés en même temps dans la troupe du célèbre Lermontov. Julian écrit un ballet inspiré d'un conte d'Andersen, "Les Chaussons Rouges". Mais la danseuse étoile de la troupe, la grande Irina, Boronskaïa, quitte soudain Lermontov pour se marier. C'est la chance de Vicki Page promue première ballerine et qui danse le ballet écrit par Julian. Le ballet obtient un triomphe à Monte-Carlo où il est présenté pour la première fois. Mais Vicki, amoureuse de Julian, délaisse la danse, quitte à son tour la troupe et épouse le jeune compositeur. Lermontov, par jalousie, tente de lui faire reprendre le chemin des planches. Il y réussit temporairement. Mais après une entrevue orageuse avec Julian, Vicki dans un ultime sursaut d'amour comprend que sa place est auprès de lui. Elle court à la suite de son mari qui a décidé de la quitter. Dans sa précipitation, elle bascule par-dessus un parapet et tombe sous un train...

   

1948

The small back room
 

Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec :David Farrar (Sammy Rice), Kathleen Byron (Susan), Jack Hawkins (Colonel Waring), Leslie Banks (Colonel Holland), Michael Gough (Stuart), Cyril Cusak (caporal Taylor), Milton Rosmer (Professeur Mair), Bryan Forbes (Petersen). 1h46.

En 1943, le savant Sammy Rice est attaché à la Section de Recherches du professeur Mair à Londres. Mutilé de guerre – il a une jambe artificielle – et amoureux de Susan, la secrétaire du colonel Waring, son supérieur direct, il se sent inférieur et manque de confiance en lui. Il laisse ainsi exploiter ses réelles qualités scientifiques par Waring, dont la seule ambition est d'accroître l'importance de son propre service. Sammy est chargé, en collaboration avec le colonel Stuart, de découvrir le moyen de désamorcer un nouveau type de bombes à retardement lancées sur Londres par les Allemands et qui, en raison de leur aspect inoffensif, provoquent des ravages. Waring suggère à Sammy d'abandonner ses recherches sous le prétexte qu'elles n'apporteront aucune gloire au service. Lors d'un remaniement ministériel, le professeur Mair quitte son poste et retourne à l'Université. Sammy est pressenti pour lui succéder, mais, toujours indécis et doutant de ses compétences, il renonce à cette promotion. Susan le quitte. Seul dans son laboratoire avec une bouteille de whisky, Sammy s'enivre. Un coup de téléphone le tire de sa torpeur : sur le point de désamorcer une bombe, Stuart a été tué. Lui seul est maintenant capable de faire face au danger. On a découvert un nouvel engin sur une petite plage du Dorset. Sammy se précipite. À l'aide des ultimes indications de Stuart et seul avec l'engin meurtrier, Sammy livre un terrible combat contre la mort. Il trouvera ainsi son salut en triomphant de l'épreuve et en renouant les liens qui l'unissaient à Susan.

   

1950

The elusive Pimpernel
 

Co-réalisé avec Emeric Pressburger

Les éternelles aventures du Mouron Rouge britannique qui vient en aide aux aristocrates français persécutés sous la Terreur. Son dernier exploit, déguisé en vieille mégère, est d'avoir sauvé la famille du comte de Tournai, qui se réfugie en Angleterre. Furieux, Robespierre charge Chauvelin de démasquer le Mouron Rouge. De retour à Londres, celui-ci reprend sa personnalité véritable : l'insoupçonnable sir Percy Blakeney, conseiller personnel en habillement du Prince de Galles. L'épouse française de sir Percy, Marguerite, ignore tout de ses activités. À Londres, Chauvelin, qui la tient par chantage, lui demande de découvrir l'identité du Mouron Rouge en échange de la vie de son frère, Armand Saint-Just, qu'il vient de faire arrêter. Chauvelin a maintenant acquis la conviction que sir Percy et le Mouron ne sont qu'une seule et même personne. La nuit suivante, en comparant la rose qui figure sur les armes de la famille de son mari avec la signature du Mouron, Marguerite comprend que Sir Percy est l'homme que Chauvelin recherche. Sir Andrew Ffoulkes, le lieutenant de Sir Percy, lui apprend alors que le Mouron est reparti pour la France pour venir en aide à son frère Saint-Just. Chauvelin tend un piège au Mouron dans une auberge proche de Calais, où sir Percy doit prendre le bateau pour regagner l'Angleterre. Mais sir Percy sera sauvé par ses hommes et, en compagnie de Marguerite, qui s'était portée à son secours, regagnera son pays par la mer.

   

1950

La renarde

(Gone to Earth) Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Jennifer Jones (Hazel), David Farrar (Jack Reddin), Cyril Cusack (Edward Marston), Esmond Knight (Abel Woodus), Hugh Griffith (Andrew Vessons), Sybil Thorndike (Mme Marston), Edward Chapman (M. James). 1h50.

Fille d'Abel Woodus, modeste menuisier fabriquant de harpes et de cercueils, Hazel est une jeune fille simple et farouche qui vit dans la campagne anglaise de la fin du XIX siècle. Son charme sauvage et indéfinissable a séduit le châtelain de l'endroit. Jack Reddin, qui l'attire chez lui. Mais Hazel le repousse car il chasse le renard et la jeune fille, qui adore les animaux, a apprivoisé un renardeau. Un nouveau pasteur, Edward Marston, s'installe dans la région et épouse Hazel. Ne s'avouant pas vaincu. Reddin enlève la jeune femme et parvient à la séduire. Le pasteur fait irruption au château et reprend sa femme. Indécise, proche de la nature et effrayée par le déchaînement de passion qu'elle suscite. Hazel, la nuit va invoquer les dieux dans la montagne et demande un "signe" lui dictant sa conduite... Au petit matin, elle part à la recherche de son renardeau qui s'est enfui. Elle finit par le retrouver mais doit fuir. poursuivie par la meute des chiens de Reddin. Au terme de sa course folle. elle tombe dans un puits désaffecté. en pleine campagne

   

1950

Les contes d'Hoffmann
 

(The tales of Hoffmann). Co-réalisé avec Emeric Pressburger. Avec : Moira Shearer (Stella/0lympia), Robert Rounseville (Hoffmann), Robert Helpmann (Coppelius), Ludmilla Tcherina (Giulietta), Ann Ayars (Antonia), Léonide Massine (Spalanzani), Pamela Brown (Nicklaus). 2h10.

Dans un cabaret, assis à une table en attendant Stella, la jeune ballerine qu'il aime, Hoffmann raconte à ses amis ses malheureuses amours passées. Il aima trois femmes, Olympia, Giulietta et Antonia. Olympia était une ravissante poupée animée par l'artisan magicien Coppelius, qui détruisit son oeuvre par cupidité. A Venise, Hoffmann fit la connaissance de Giulietta, une courtisane qui voulait lui ravir son âme. Il aima enfin Antonia qui était tuberculeuse et qui mourut d'avoir trop chanté. En fait, ces trois femmes n'étaient que les trois facettes d'un même être : l'Éternel Féminin, la Femme que tout Homme recherche. Et l'homme doit accepter chacune d'elles, sinon le bonheur lui sera refusé. Hoffmann comprend sa méprise et s'enivre. Stella vient enfin au rendez-vous. Mais déçue par l'attitude d'Hoffmann, elle part au bras de Lindorff, un personnage corrompu qui était, dans les trois contes, le rival direct d'Hoffmann...

   
1955 Oh! Rosalinda
  Dans la Vienne de l'après-guerre occupée par les quatre puissances alliées, le colonel français Eisenstein a été retrouvé reposant dans les bras d'une statue célébrant l'Union Soviétique, au grand dam de ce pays, qui demande une punition exemplaire. Cette mésaventure est due à l'initiative du docteur Falke, un bon vivant bien connu de la haute société viennoise. Le colonel est mis aux arrêts de rigueur. Entre-temps est arrivé à Vienne le capitaine américain Alfred, qui se réjouit de retrouver Rosalinda, la femme dont il est tombé amoureux à Paris. Mais Rosalinda est désormais mariée au colonel Eisenstein. Espérant profiter de l'absence du colonel, Alfred rejoint Rosalinda le soir dans sa chambre. Mais ils sont surpris tous les deux par le major Frank, venu chercher le colonel, parti en goguette, pour l'emmener en prison. Afin d'éviter que la conduite de Rosalinda ne devienne l'objet d'un scandale, Alfred accepte de prendre la place du colonel. Pendant ce temps, ce dernier, entraîné par le docteur Falke, passe la soirée en galante compagnie dans un bal costumé organisé par le général soviétique Orlowsky. À l'instigation du docteur Falke, Rosalinda rejoint la soirée et, le visage dissimulé par un loup noir, se laisse courtiser par son mari. Le matin venu, le colonel Eisenstein rejoint la prison. Il comprendra plus tard qu'il fut le jouet d'un complot organisé par le docteur Falke et que la séduisante jeune femme à qui il a fait la cour dans la nuit n'était autre que sa propre épouse.

   
1956 La bataille du Rio de la Plata

(The battle of the river Plate). Co-réalisé avec Emeric Pressburger

L'"Africa Shell", un pétrolier britannique, est coulé par le cuirassé de poche allemand "Graf Spee"; son capitaine, Dove, est fait prisonnier et l'équipage est envoyé par canot vers la côte d'Afrique, toute proche. Quel est donc ce redoutable chasseur de navires alliés qui, sous la direction experte du capitaine Langsdorff, écume l'Atlantique en novembre 1939, peu après le début de la guerre ? Dove va s'en rendre compte, maintenant qu'il est à son bord. Avec d'autres prisonniers, il en arrivera même à estimer Langsdorff - grand marin qui traite humainement ses prises de guerre - et appréciera sa stratégie, fondée sur la mobilité et le camouflage. Trois navires de guerre britanniques, sous l'autorité du commodore Harwood, l'"Ajax", l'"Achilles" et l'"Exeter", se lancent à la poursuite de celui qui fait des ravages dans leur marine marchande. Le 13 décembre, après un violent combat au large de l'estuaire du Rio de la Plata, l'"Exeter" est durement touché, le "Graf Spee" aussi, qui se réfugie à Montevideo. La ville est en émoi : du port, elle contemple la bête blessée et suppute le résultat des tractations diplomatiques qui ont pris le relais du combat naval. Le "Graf Spee", sommé par l'Uruguay, doit donc quitter ce pays neutre. Les radios présentes annoncent qu'une puissante flotte alliée l'attend au large. En fait c'est un bluff de l'Intelligence Service. Langsdorff tombe dans le piège et saborde son navire avant d'atteindre la haute mer, offrant un spectacle fascinant aux Uruguayens massés sur la côte. Il est vaincu, certes, mais avec l'estime de ceux qui le combattaient.

   
1956 Intelligence service

(Ill met by moonlight) Co-réalisé avec Emeric Pressburger

1944. En Crète occupée par le général allemand Kreipe et ses troupes, deux Britanniques de l'Intélligence Service, Patrick Leigh Fermor et William Stanley Moss, ont rejoint les partisans pour accomplir avec eux un acte qui doit souligner l'esprit de résistance et avoir une portée psychologique. Ils enlèvent donc Kreipe au nez et à la barbe des siens pour le conduire de l'autre côté de l'île, où l'attendra un navire anglais. Les Allemands sont bien sûr en alerte, mais les partisans, habiles, connaissent le terrain: ils marchent de nuit et déjouent tous les pièges. Face à eux et au flegme des agents britanniques, Kreipe, revenu de sa surprise, tente de reprendre l'initiative, exige d'être traité avec les égards dû à son rang, ralentit la marche en prétextant une blessure, tente en vain de soudoyer un jeune partisan pour avertir ses hommes et, nouveau Petit Poucet, sème objets, boutons et pièces de monnaie le long du chemin afin de signaler sa présence. Sans succès... Avant de devenir la prise de guerre des Alliés et de monter dans le bateau qui l'emmènera au Caire, Kreipe subira l'humiliation de voir, sans qu'il puisse réagir, une patrouille allemande tomber dans un piège tendu par les partisans. Ses ravisseurs lui rendent tout ce qu'il avait en route ! Il s'efforce de rester beau joueur et félicite pour leur professionnalisme les deux Britanniques qui, eux, ne pensent plus qu'à une chose : aller s'accouder au bar du Ritz...



   

1959

Lune de miel
  (Luna de miel)
   
1959 Le voyeur

(Peeping tom). Avec : Carl Boehm (Mark Lewis), Anna Massey (Helen), Maxine Audley (Mme Stephens), Moira Shearer (Vivian), Esmond Knight (Arthur Baden), Michael Goodliffe (Don Jarvis), Pamela Green (Milly), Shirley Anne Field (Diane Ashley)

Mark Lewis, jeune opérateur de prises de vues, est un désaxé qui assassine les femmes de moeurs légères, et les filme durant leur agonie avec une caméra 16 mm. Il fait la connaissance de sa jeune voisine, Helen, qui est attirée par le jeune homme en même temps qu'intriguée par son étrange comportement. Mark, cependant commet un nouveau crime, puis, torturé par sa névrose, tente d'avoir recours à un psychiatre. Au cours de ses fréquentes rencontres avec Helen, Mark dévoile petit à petit les fondements de sa personnalité: il est le fils d'un professeur qui a consacré sa vie à l'étude de la scoptophilie (le besoin maladif d'épier autrui) et a pris son propre fils comme sujet d'expérience. Obsédé par la puissance magique du regard, Mark, par ses délirantes tentatives, essaie de retrouver et d'exorciser la peur qui ne le quitte plus depuis son enfance... Helen, l'attendant un jour dans son laboratoire, projette par curiosité l'un de ses films et découvre ainsi son horrible secret. Mark survient, traqué par la police... Misérable esclave de sa névrose, il se tue sous les yeux horrifiés d'Helen, et, pour parachever son exploration terrible, se filme durant son suicide.

   

1961

The queens guards
   
   

1966

They're a weird mob
   
   

1969

Age of consent
 

Avec : James Mason (Bradley Morahan), Helen Mirren (Cora), Jack MacGowran (Nat Kelly), Neva Carr-Glyn (Ma Ryan), Antonia Katsaros (Isabel Marley), Michael Boddy (Hendricks), Harold Hopkins (Ted Farrell). 1h43.


Peintre à la mode et fort apprécié, Bradley Morahan est las de la vie new-yorkaise et décide de retourner dans son pays natal, l'Australie. Après un court séjour à Brisbane, il part s'établir dans une île déserte du Queensland. Sur place, il a la surprise de constater qu'elle est habitée par une belle jeune femme du nom de Cora, qui vit avec sa grand-mère Ma Ryan, et par Isabel Marley, une vieille fille toujours à la recherche de l'âme soeur. Cora, qui vend des coquillages pour subvenir aux besoins en alcool de sa grand-mère, fait des économies pour partir s'installer à la ville où elle rêve de devenir coiffeuse. Aussi accepte-t-elle avec enthousiasme de devenir modèle pour Bradley, qui retrouve avec elle l'inspiration qui l'avait quitté. Elle pose pour lui et ils ne tardent pas à devenir amants. Nat Kelly, un vieil ami de Bradley, vient lui rendre visite, et Isabel Marley invite le nouveau venu avec l'intention de le séduire, mais Kelly repousse ses avances. Après avoir vainement tenté d'emprunter de l'argent à Bradley, Kelly s'enfuit après lui avoir volé 300 livres. Ma Ryan, qui a découvert le magot de sa petite-fille et se l'est approprié, sachant que Cora pose nue pour Bradley, menace de la dénoncer aux autorités, car elle est encore mineure. Dans la courte lutte qui s'ensuit, la vieille dame tombe de la falaise. Après une rapide enquête, l'inspecteur Hendricks conclut à une mort accidentelle. Cora et Bradley seront désormais libres de continuer à s'aimer.

   

1973

The boy who turaed yellow
   
   
1905-1990

28 films

   
   
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Ardemment défendu par Bertrand Tavernier ou Martin Scorsese, Michael Powell a fait l'objet d'une rétrospective au Festival de La Rochelle de juillet 2005 relayée à Paris au Reflet Médicis, avant que l'Institut Lumière n'honore à son tour, à l'automne, celui dont il a publié les Mémoires en deux volumes, Une vie dans le cinéma et Million Dollar Movie (avec Actes Sud).

L'emphase de certains de ses films (Une question de vie ou de mort) est contrebalancé par un mauvais gout très sur (On s'interroge dans A Canterbury Tale sur les motivations de l'homme qui répand de la colle dans les cheveux des jeunes femmes ; dans Une question de vie ou de mort, un mort-vivant discute avec un messager de l'au-delà dont les "visites" hallucinatoires sont annoncées par une odeur d'oignon frit) et trouve son point d'équilibre dans des films au technicolor flamboyant exhaltant l'amour romantique ( Les Chaussons rouges, Le Narcisse noir). Tout, chez lui, par le traitement des mythologies ou par l'artifice visuel, arbore la puissance surnaturelle du cinéma.

Ses films sont aussi une série d'odes au désir où la femme est en butte aux pressions sociales, aux aliénations. Dans des décors ou costumes qui reflètent hystéries ou obsessions, dans une nature à la luxuriante sensualité qui figure son mental, elle s'embrase, irradie, court jusqu'aux gouffres, puits, falaises.

Jennifer Jones, dans La Renarde, jouit d'être "dévorée du regard" mais devient la proie d'une chasse où les chiens sont lâchés. Assumant son goût du "Gin et Dubonnet", Wendy Hiller, dans Je sais où je vais (titre emblématique), opte pour la passion et la malédiction des oubliettes après une magistrale tempête sur les eaux écossaises. Dans Colonel Blimp, Deborah Kerr interprète les trois figures de la femme idéale, égérie rebelle dont le portrait trône sur un mur au milieu de têtes de bêtes sauvages. Ange (Une question de vie ou de mort) ou rédemptrice (The Small Back Room), l'éblouissante Kathleen Byron arbore force charnelle, fidélité et promesse d'apaisement, quand elle ne troque pas son habit de nonne contre une robe écarlate afin de partir sur la piste du mâle (Le Narcisse noir). La caméra de Powell les magnifie toutes et met en garde (dans Le Voyeur) contre la tentation des transgressions.

Né à Canterbury dans le Kent le 30 septembre 1905, Michael Powell entre dans l'industrie cinématographique à l'âge de dix-huit ans en devenant l'assistant du cinéaste Rex Ingram dans les studios de Nice.

Tour à tour photographe de plateau, caméraman, directeur de la photographie, monteur et scénariste, Powell peut enfin réaliser son premier film en 1931. Il dirigera ainsi vingt-trois moyens et longs métrages jusqu'en 1936, dénommés "Quota Quickies", des productions anglo-saxonnes à petits budgets uniquement, destinées à la consommation interne du Royaume-Uni.

En 1937, il peut enfin réaliser un film selon son coeur : A L'angle du monde qui s'attache à décrire la vie sauvage d'une petite communauté d'insulaires face aux éléments d'une nature hostile. Le film a un grand retentissement - dont un prix en Amérique - et rend d'emblée le nom de Powell mondialement célèbre.

Il rencontre alors le grand producteur Alexander Korda qui admire beaucoup son film. Et devient ainsi cinéaste attitré des studios Korda, dirigeant notamment certaines séquences du célèbre Voleur de Bagdad.

En 1943, Michael Powell fonde la maison de production "Les Archers" avec son scénariste fidèle Emeric Pressburger. "Les Archers" vont devenir durant près de vingt ans les producteurs indépendants et les plus prestigieux d'Angleterre avec des oeuvres populaires comme Une question de vie ou de mort, Les chaussons rouges et même La renarde ou Les contes d'Hoffmann.

En 1959, Michael Powell produit et dirige seul Le voyeur, étrange film à prétexte psychanalytique passionnément défendu par les amateurs français de cinéma fantastique mais qui caus un scandal tel que Powell ne put jamais retrouver un crédit en europe.Le cinéaste a pourtant réalisé quatre films jusqu'en 1973, dont deux en Australie qui ont contribué à redémarrer la production cinématographique de ce lointain pays.

 

Bibliographie : Jean-Luc Douin, Le Monde du 19.07.05

FILMOGRAPHIE :