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1925 |
La fièvre des échecs |
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Avec :Boris Barnet, Vladimir Vogel, A. Zemtsova. 1h00. Premier film de Poudovkine ou des scenes jouees encadrent des images d'actualites prises au cours du championnat d'echecs qui se deroula a Moscou en 1925. |
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| 1926 | La mère |
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Avec : Nicolas Balatov, Vera Baranovskaia, Aleksandr Chistyakov. 1h12. Une mere parvient a faire evader son fils arrete par la police tsariste pour ses activites subversives Nilovna est mariée à un ivrogne engagé par ignorance dans les rangs des " Cent noirs ", une organisation d'extrême-droite. La répression tzariste traque intellectuels et ouvriers qui contestent un régime bientôt moribond. Nilovna s'inquiète des lectures et des fréquentations de son grand fils Pavel. Après la mort subite du mari, la police perquisitionne chez elle. Abusée par de fausses promesses, la mère révèle la cachette des armes de son fils. Pavel est arrêté et emprisonné. Pour Nilovna, c'est le début d'une prise de conscience qui la conduit à devenir complice d'un projet d'évasion. Au cours d'une visite à la prison, alors, qu'un gardien est distrait par la chute d'un cafard dans un bol de lait, elle glisse un billet dans la main du détenu. Profitant d'un début de mutinerie, Pavel parvient à s'évader. Dehors, le fleuve en plein dégel charrie d'énormes blocs de glace. Pavel saute d'un bloc à l'autre et échappe à ses poursuivants. Un cortège de manifestants se forme. La cavalerie militaire charge et tire. Pavel est tué. La mère s'empare du drapeau rouge, en tête du défilé, avant de s'écrouler sous les balles. En guise de conclusion allégorique, l'image des créneaux du Kremlin apparaît en surimpression. |
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1927 |
La fin de Saint-Petersbourg |
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| 1928 | Tempête
sur l'Asie |
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(Potomok Tchinguiz Khana). Avec : Valerij Inkizinov (le mongol Blair), A. Dedincev (le chef des troupes d'occupation), L. Belinskaja (sa femme), Anna Sten (leur fille), Vladimir Coppi (Mr. Smith) En 1920, les Anglais tentent de manipuler un jeune vendeur de fourrure pour en faire un roi fantoche a leur solde.
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1927 |
Simple incident ou La vie est belle |
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| 1933 | Le déserteur |
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Avec : Boris Livanov, Vassili Kovriguine, Tamara Makarova. 1h45. Hambourg 1932. Un jeune docker découragé par une grève longue et pénible se laisse gagner à la propagande réformiste. |
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1938 |
La victoire |
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(co-réal. Anton Doller) |
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1939 |
Minine et Pojarki |
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(co-réal. Anton Doller) |
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1942 |
Les assassins prennent le large |
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(co-réal. Taritch) |
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1943 |
Au nom de la patrie |
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(co-réal. D. Vassiliev) |
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| 1946 | Amiral Nakhimov |
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Evocation de l'armee a travers ses chefs et leurs troupes |
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1948 |
Trois rencontres |
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(en collaboration avec Serge Youtkevitch et Alexandre Ptouchko). |
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1950 |
Joukovsky |
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(co-réal. D. Vassiliev) |
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| 1953 | La Moisson - Le Retour de Vassili
Bortnikov |
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Avec S. Loukianov, Natalya Medvedeva, N. Timofeev 1h50 Vassili, qu'on croyait mort a la guerre, revient cinq ans apres et trouve sa femme mariee avec un autre. |
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1893-1953
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Vsevolod Illarionovitch Poudovkine est né le 16 février 1893, à Penza (Russie centrale). Engagé volontaire en 1914, fait prisonnier en 1915, évadé en 1918. Il a la révélation du cinéma en 1920, en voyant Intolérance de D.W. Griffith.
Il est d'abord acteur, assistant réalisateur et co-scénariste. Il entre au laboratoire expérimental de Lev Koulechov en 1923 : il sera l'assistant, le décorateur et l'interprète de ce dernier, notamment pour Les aventures de Mr West au pays des Bolchevicks (1924) et Le rayon de la mort (1925). Il réalise seul un premier film en 1923, La mécanique du cerveau, un documentaire sur les théories de Pavlov. Il mènera ensuite de front la publication d'écrits théoriques (sur le montage, sur le contrepoint sonore et sur des sujets débordant parfois le cadre du cinéma : une étude sur Michel-Ange, par exemple), l'interprétation (il joue dans Le cadavre vivant de Fedor Ozep, Allemagne 1929), l'enseignement du cinéma (à l'Institut de Moscou, qu'il dirige avec S.M. Eisenstein) et son travail personnel de cinéaste.
Ses meilleurs films (La Mère, La fin de Saint-Petersbourg, Le déserteur, Minine et Pojarki) sont composés selon des lois strictes d'harmonie et de crescendo lyrique, à la manière d'une symphonie : l'élégance formelle n'y étouffe jamais cependant le message idéologique. "Un film d'Eisenstein ressemble à un cri, un film de Poudovkine évoque un chant", a écrit Léon Moussinac. Chez ce cinéaste sensible et rigoureux "L'intimisme psychologique se relie naturellement à l'environnement social et à la réalité cosmique" (Henri Agel).
Poudovkine mourut à Riga le 30 juin 1953, terrassé par une crise cardiaque, après avoir tourné un dernier film, en couleurs (procédé Sovcolor), La moisson.