Midnight Special

2016

Genre : Fantastique

Avec : Michael Shannon (Roy), Joel Edgerton (Lucas), Kirsten Dunst (Sarah), Jaeden Lieberher (Alton), Adam Driver (Sevier), Bill Camp (Doak), Scott Haze (Levi), Sam Shepard (Calvin Meyer). 1h51.

Roy et Lucas fuient dans une voiture lancée à vive allure vers Atlanta des fanatiques religieux et des forces de police. Roy est le père d'Alton qui se trouve assis sur la banquette arrière. Il l'a soustrait aux fanatiques du Ranch qui le regardait comme un enfant Dieu.

Le petit Alton est en effet un "voyant" capable d'accorder un puissant réconfort lorsqu'il subit des crises où d’intenses rayonnements lumineux jaillissent de son corps comme des éclairs incontrôlés. Mais il intercepte alors les ondes et les transmissions les plus secrètes et les rend publiques. Les plus hautes instances du gouvernement fédéral, le FBI et la NSA en la personne d'Adam Driver, un agent discret et perspicace le poursuivent aussi car l'enfant est alors vu comme une arme à même d’interférer sur les communications des services secrets américains... Roy rejoint sa femme, Sarah pour que leur enfant accomplisse son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours en révélant la présence d'extra-terrestres.

On pourra prétendre épuré ce film qui démarre comme un bolide lancé à pleine vitesse sur les routes. Il n'est hélas qu'assez vain. Nichols exécute un virtuose exercice de style pour son passage de la production indépendante au grand studio (Warner Bros.).

Il recycle les thèmes de la venue d'extraterrestres gentils vus dans Rencontres du troisième type (Steven Spielberg, 1977), E. T., l'extra terrestre (Steven Spielberg, 1982), Starman (John Carpenter, 1984) ou Abyss (James Cameron, 1989) et A. I. Intelligence Artificielle (Steven Spielberg, 2001).

La reprise des motifs visuels est assumée depuis le drap sur la tête provenant de E. T., l'extra terrestre ou des constructions extraterrestres sous-marines d'Abyss.

le drap sur la tête provenant de E. T., l'extra terrestre ou des constructions extraterrestres sous-marines d'Abyss

De même, le thème de la famille, si cher à Steven Spielberg, est ici illustré par des motifs assez conventionnels. Le message comme quoi il faut laisser vivre leur vie à ses enfants tourne un peu à vide étant donné le jeune âge et la spécificité de l'enfant-extratrrestre dont l'humanité est bien peu travaillée (drolement solide et décidé le gamin).

Tour risquer pour sauver son fil : même le bonheur de la gentille famille

Jean-Luc Lacuve le 19/03/2016