Chinois de Malaisie, il vient étudier le cinéma à Taiwan puis travaille pour la télévision où il réalise un certain nombre de moyens métrages dramatiques dont Tous les coins du monde (1989) et Les garçons (1991) centrés sur les adolescents à Taipei, leurs problèmes leur délinquance, leurs errances. Comme au début de la nouvelle vague taïwanaise, ses films sont produits par le studio officiel du Kuomintang, le central Motion Pictures Corporation (CMPC).
Traitant du mal d'aimer vécu par des personnages jeunes et paumés,Tsai Ming-liang pousse à l'extrême le cinéma moderne de l'incommunicabilité et de la vacuité, exploitant le thème de l'eau qui coule associée à la vie qui va.
La structure de ses films est pourtant beaucoup moins complexe que chez Antonioni (Blow-up ou profession reporter par exemple). Tsai Ming-liang vient après la génération de la Nouvelle vague taïwanaise (Hou Hsiao-hsien, Edward Yang, Wan Jen) et, dans de longues scènes maniéristes, il est surtout attentif à la saisie des bruits (les plans durent rarement moins de 30 secondes, commencent souvent vidés de personnage mais, en revanche, ou serait-ce en conséquence, on plonge illico dans un environnement incroyablement sonore qui va du ronron indifférent et agaçant de la ville, d'un cinéma ou d'un appartement jusqu'au grincement de chaussures) des gestes (ouverture des robinets) ou des signes (un poil, une cigarette, un gateau...).
Les sons, quelques gestes et quelques signes voilà tout ce qui existe pour ces personnages pour qui l'amour et la mort sont hors de porté.
Source : Analyse de Camille Nevers dans Les Cahiers du cinéma n°490, avril 1995.
| 1992 | Les rebelles du dieu néon
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| 1994 | Vive l'amour
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Avec : Yang Kuei-mei (May), Chen Chao-jung (Ah-jung), Lee Kang-sheng (Hsiao-kang). 1h58 Un appartement vide, inhabité et trois personnages, deux hommes et une femme, également vides et inhabités. Squatteurs de leur propre vie, ils sont comme chez eux dans l'espace impersonnel grand standing. S'engage un chassé croisé sans paroles qui n'a pas grand chose d'amoureux entre Hsiao Kang, le démarcheur pour le compte des pompes funèbres, Ah Jung, le marchand de rue à la petite semaine et May, l'agent immobilier chargée de trouver acheteur pour l'appartement en question. |
| 1997 | La rivière |
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Avec Lee Kang-sheng, Tien Miao, Chen Chao-jung, Chen Shiang-chyi, Chang Long "Xiao-Kang, un jeune homme desoeuvre, accompagne une amie sur le tournage d'un film. La la realisatrice filme une scene ou un cadavre flotte dans un fleuve pollue. Mecontente du mannequin utilise, elle demande au jeune homme de le remplacer. Il accepte. Le lendemain Xiao-Kang ressent de violentes douleurs dans la nuque et aux epaules. Rien ne le soulage, la douleur s'amplifie et il est sur le point de devenir fou." |
| 2001 | Et là-bas, quelle heure
est-il ? |
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(Ni neibian jidian). Lee Kang-sheng
(Hsiao-Kang), Chen Hsiang-chyi (Hsiang-chyi), Jean-Pierre Léaud
(L'homme), Tien Miao (le père), Cecilia Yip (La fille de Hong Kong).1h56.
Hsiao-Kang est vendeur de montres dans les rues de Taipei. Quelques jours après la mort de son père, il fait la connaissance d'une jeune femme, Hsiang-Chyi, qui part le lendemain pour Paris. Hsiao-Kang, oppressé par le comportement de sa mère qui attend le retour de l'esprit de son mari défunt, se réfugie dans le souvenir de cette jeune femme et tente de se rapprocher d'elle en réglant toutes les montres et horloges de Taipei à l'heure de Paris. Là-bas, Hsiang-Chyi connaît un séjour empli de vicissitudes qui semblent mystérieusement liées à Hsiao-Kang. |
| 2002 | The hole
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Avec : Yang Kuei-mei , Lee Kang-sheng , Miao Tien.1h30. A la veille de l'an 2000, dans une ville taïwanaise une épidémie oblige les gens à quitter la ville. Les effets de cette épidémie transforment les gens et leurs attitudes qui deviennent proches de celles des cafards . |
| 2004 | Goodbye,
Dragon Inn |
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(Bu san). Avec : Kiyonobu Mitamura (le touriste japonais), Chen Shiang-chyi (l'ouvreuse). 1h20. Dernière séance avant que cette salle de cinéma ferme ses portes pour toujours. Un jeune homme d'origine japonaise entre à l'intérieur du cinéma pour se protéger de la pluie. |
| 2005 | La
saveur de la pastèque |
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(Tian bian yi duo yun) Avec : Kang-sheng Lee (Hsiao-Kang) Shiang-chyi Chen (Shiang-chyi), Yi-Ching Lu, Kuei-Mei Yang, Sumomo Yozakura. 1h54. La sécheresse est telle à Taïwan que la population est invitée à remplacer l'eau par le jus de pastèque. Elle, c'est en volant l'eau des toilettes publiques qu'elle subsiste. Lui, c'est en montant sur les toits, la nuit tombée, qu'il tente de se rafraîchir en se baignant dans les citernes d'eau de pluie.... |
| 2007 | I
don't want to sleep alone |
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(Hei yan quan) Avec : Lee Kang-sheng (Hsiao-kang),
Norman Atun (Rawang), Chen Shiang-chyi (Chyi), Pearlly Chua (la patronne).
1h55. |
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Né en 1957
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| 7 films | ||
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| histoire du cinéma : résistance des corps | ||