Son père est mort, son amant l'a quitté, Céline se jette à l'eau. Une autre femme, Geneviève, infirmière, la sauve. Bientôt, Céline semble investie de pouvoir de guérison.

 

Mort, miracle, apparition, lévitation et sainteté au programme de ce film fantastique. 

J'ai essayé qu'il y est par endroit des phénomènes de "contagion de sang" c'est à dire que certaines choses de la vie quotidienne puissent apparaîtes fantastiques et vice-versa. Par exemple, vers la fin, après que tous les gens ont défilé - ce défilé de la misère humaine attendant un miracle qui ne vient pas - il y a un moment où Céline quitte brutalement la pièce, puis revient : cette scène a été filmée de telle sorte et le plus simplement possible - que l'on vienne à se demander s'il ne s'agit pas alors d'une apparition. A l'inverse toutes les scènes fantastiques, à l'exception peut-être de la lévitation, devaient être très quotidiennes. Ce désir de simplicité m'a même conduit à utiliser des éléments que certains pourront dire clichés" comme 'l'ombre sombre dans le couloir, qui représente moins al mort elle-même que l'angoisse de la mort. Ce sont des figures que l'on retrouve partout, ne serait-ce que dans Le septième sceau, qui son très fortes dans l'inconscient collectif. Ca me plait de les utiliser parce qu'elles renvoient - à condition de rompre les barrières de défense- à des choses universelles.

 

Cahiers du cinéma n°454, avril 1992, critique de Camille Nevers et entretien avec Jean-Claude Brisseau., 

Genre : Fantastique
Avec : Isabelle Pasco (Céline), Lisa Hérédia (Geneviève), Danièle Lebrun, Daniel Tarrare. 1h28.
Céline
1992