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(1922-2001)
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| 44 films | ||
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Né à Pistoia, le 28 juin 1922, il étudie l'architecture puis suit les cours du Centro Sperimentale de Cinematografica de Rome. Il est l'assistant de Luigi Zampa et, en France, de Jean Delannoy et Yves Allégret, et débute comme scénariste.
Ses premiers films sont des comédies sentimentales. Sa rencontre avec Pier Paolo Pasolini, qui devient son scénariste, sera essentielle. Ils collaborent à MARISA, LES GARÇONS, ÇA S'EST PASSÉ A ROME, qui décrit la zone romaine.
Délaissé par Pasolini qui met en scène ses propres sujets, Bolognini tourne ensuite AGOSTINO, tout emprunt de l'influence de Pasolini. Il préfére ensuite les adaptations littéraires : LE BEL ANTONIO, LA VIACCIA, SENILITA. La bourgeoisie italienne devient sa cible préférée. Après une période de moindre importance où il réalisa des films à sketches, Mauro Bolognini opère un retour intéressant avec METELLO, adapté d'un roman social à succès. Dans LA GRANDE BOURGEOISE, qui passa inaperçu, et L'HÉRITAGE, présenté à Cannes, en 1976, il confirma son goût pour les décors chargés et les atmosphères lourdes.
Découvert fort tardivement en France où l'on a surtout privilégié la comédie italienne, Mauro Bolognini fut longtemps considéré comme un "sous-Visconti". A2 et FR3 lui ont donné la place qu'il méritait en lui consacrant chacun un cycle. Le cinéma offre peu d'occasions de revoir ses anciens films dont une bonne dizaine demeurent inédits. Le grand public l'a vraiment découvert avec La dame aux camélias et grâce au feuilleton TV : "La Chartreuse de Parme". Mauro Bolognini est mort le 14 mai 2001 à Rome.
| 1953 | Ci troviamo in galleria |
| 1954 | D'Artagnan, chevalier de la reine |
| (I Cavalieri della Regina). | |
| 1955 | Les amoureux |
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(Gli innamorati). Avec : Antonella Lualdi (Adriana, la coiffeuse), Franco Interlenghi (Franco), Sergio Raimondi (Nando), Valeria Moriconi (Marisa), Gino Cervi (Sor Cesare). 1h30 Dans l'un des plus vieux quartiers de Rome, des jeunes gens qui se connaissent depuis l'enfance et ont grandi ensemble sont arrivés à un âge où l'amour est roi. Parmi eux, il y a Nando le mécano : plutôt bellâtre, il pose dans des romans-photos avec pour compagnes des vedettes féminines reconnues; Otello le coiffeur qui se morfond dans un amour désespéré pour son employée Adriana car celle-ci est promise à Franco, un tenancier de kiosque à limonade qui, lui-même, est fortement attiré, comme tant d'autres, par la radieuse Inès, l'épouse du brave César, propriétaire du meilleur café du quartier. Il faudra justement un incident, un malentendu, une pointe de jalousie pour que les amoureux prennent conscience de leurs sentiments. A l'instant précis où, emporté par la colère, le garagiste-playboy donne une gifle à Marisa, l'impertinente blanchisseuse, il réalise qu'il ne pourra jamais en épouser une autre. Nando a fini par sentir le ridicule de sa situation et secouer les chaînes qui l'attachent à ses pseudo-vamps : il se décide à refuser pour de bon les avances de Inès pour ne pas avoir de " saloperie sur la conscience " à l'heure de ce choix décisif. Pour Nando, la superbe femme de César est justement un exemple criant puisqu'elle n'a épousé son aubergiste de mari que pour devenir une " dame". En la voyant payer chèrement son erreur, Nando préfère décidément l'amour. De tous ces jeunes gens, il n'est pas le seul. |
| 1955 | La vena d'oro |
| 1956 | Guardia,guardia scelta |
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| 1956 | Brigadiere e maresciallo |
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| 1957 | Marisa, la coquette |
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(Marisa La Civetta). Avec : Marisa Allasio (Marisa), Renato Salvatori (Angelo), Francisco Rabal (Antonio), Luz Márquez , Angel Aranda (Lucicotto). 1h26. Marisa est employée dans le bar d'une station ferroviaire. Jeune, belle et coquette, elle fait chavirer le coeur des garçons. Un jour, elle rencontre le grand amour dans les bras d'un marin que la mer rappelle trop vite. Choqué par sa conduite, le chef de la station décide de la renvoyer, mais la belle parvient à le séduire. |
| 1958 | les jeunes maris |
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(Giovani Mariti).
Giulio connaît lui aussi les affres d'un amour qui ne semble pas partagé. Laura, l'objet de sa flamme, est amoureuse d'Ettore. Mais celui-ci lui préfère, par intérêt, Mara, une très riche jeune fille venue passer quelques semaines auprès d'une parente appartenant aux notabilités de la petite ville. Au cours des noces d'Ettore, Laura réalise que ce mariage ne lui cause pas la douleur redoutée. Elle s'aperçoit alors qu'elle peut répondre à l'amour de Giulio. Lucia, de son côté, comprend qu'elle aime Marcello. Antonio, quant à lui, s'est brûlé au jeu qu'il a commencé à jouer avec Lucia : il se sent incapable d'amour, ainsi que de mariage avec qui que ce soit... Le groupe, à l'exception d'Ettore, absent, se forme de nouveau pour une virée nocturne. Mais celle-ci dégénère : ils se disputent et en viennent même aux mains. Au matin, dans le bus qui le conduit à la gare où il
doit prendre le train qui le mènera dans une ville où
l'attend un travail, Marcello montre à Lucia le décor
de sa jeunesse et lui explique que lui et ses amis ont changé
et que les nouvelles exigences de la vie ne leur permettent plus d'exprimer
leur amitié à la manière d'autrefois. |
| 1959 | Arrangia tevi ! |
| 1959 | Les garçons |
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(La Notte Brava). |
| 1960 | Le bel
Antonio |
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(Il Bell' Antonio). Avec : Marcello Mastroianni (Antonio Magnano), Claudia Cardinale (Barbara Puglisi), Pierre Brasseur (Alfio Magnano), Rina Morelli (Rosaria Magnano), Tomas Milian (Edoardo). 1h30. Toutes les femmes sont amoureuses du bel Antonio. Mais lorsqu'il épouse Barbara, Antonio ne s'avère pas être l'amant espéré... Tout le monde est rapidement au courant et le jeune homme devient la risée de la ville. |
| 1960 | Ca c'est passé à Rome |
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(La Giornata Balorda) |
| 1961 | les mauvais chemins |
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(La Viaccia). avec : Jean-Paul Belmondo (Amerigo), Claudia Cardinale (Bianca), Pietro Germi (Stefano), Gabriella Pallotta (Carmelinda), Romolo Valli (Dante). 1h52 Amerigo, fils d'un paysan, Stefano, va travailler en ville chez son oncle marchand de vin, Ferdinando, qui est possesseur de La Viaccia, la petite propriété familiale qu'exploite Stefano. Celui-ci a une maîtresse, Beppa, plus très jeune, qui ne voit pas d'un bon il l'arrivée du jeune homme. Un jour, Amerigo rencontre par hasard Bianca, une belle prostituée, dont il tombe éperdument amoureux. Désormais, son seul souci est de passer le plus de temps possible auprès d'elle. Pour avoir l'argent nécessaire, il n'hésite pas à commettre de menus larcins aux dépens de son oncle. Mais, Ferdinando le surprend et le renvoie à son père qui le charge alors de toutes les tâches les plus pénibles. Cependant, Amerigo va retrouver la nuit Bianca en ville. Quand Ferdinando meurt, Beppa s'empare de sa fortune, laissant ainsi les parents d'Amerigo dans le plus total dénuement. Amerigo, devenu entre-temps " videur " de la maison où travaille Bianca, quitte alors sa famille. Mais une nuit, au cours d'une rixe, il est blessé d'un coup de couteau au ventre. Bien que sa plaie ne soit pas encore refermée, il quitte l'hôpital pour retrouver Bianca. Mais celle-ci refuse de le voir. Désespéré, Amerigo reprend le chemin de La Viaccia où il meurt, au petit matin, à quelques mètres de la maison familiale. |
| 1961 | Quand la chair succombe |
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(Senilitá). avec : Anthony Franciosa (Emilio Brentani), Claudia Cardinale (Angiolina Zarri), Betsy Blair (Amalia Brentani), Philippe Leroy (Stefano Balli), Raimondo Magni (Visentini). 1h55. Trieste 1927. Emilio Brentani, un célibataire de 35 ans, qui vit avec sa sur Amalia et mène une vie morne, fait la connaissance d'Angiolina, fille du peuple, coquette et volage. Sérieux et jaloux, Emilio ne peut prendre cette aventure à la légère. Angiolina se fiance alors avec un tailleur à demi-estropié : Volpini. Un jour, Stefano, un ami peintre, raconte à Emilio qu'il a surpris Angiolina avec un homme qui n'était pas Volpini. Emilio se précipite chez Angiolina qui nie. Ils se disputent et se séparent... Stefano se rendant de plus en plus souvent chez Emilio, Amalia tombe amoureuse du peintre. S'en apercevant, Emilio demande à celui-ci de ne plus venir à la maison. Puis Emilio et Angiolina se réconcilient... Mais, Amalia qui s'est mise à boire quand elle s'est vue abandonnée par Stefano tombe gravement malade. Emilio se précipite chez Stefano et découvre dans son atelier un portrait d'Angiolina. Stefano vient cependant au chevet d'Amalia qui expire dans ses bras... Au cours d'un rendez-vous avec Angiolina, Emilio lui demande des explications concernant son portrait. Fou de jalousie et de colère, il la bat. La rupture est cette fois définitive. Tandis qu'il revient de l'enterrement de sa sur, Emilio aperçoit Angiolina avec un matelot. Il s'approche pour lui parler, mais elle le repousse. Abandonné par la femme qu'il aime, ayant perdu sa sur, il ne lui reste plus, comme perspective d'avenir que la solitude et la vieillesse. |
| 1962 | Agostino |
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Agostino, un enfant de treize ans, passe ses vacances au Lido de Venise avec sa mère, une jeune et belle veuve. Ces vacances se déroulent dans une atmosphère d'enchantement tranquille, jusqu'au jour où Renzo, un bel homme de trente ans, entreprend de faire la cour à la jeune femme. Celle-ci hésite d'abord, puis finit par accepter les attentions empressées de celui-là, tout en se retranchant derrière une apparente réserve. Cette intrusion assombrit la passion qu'Agostino porte à sa mère. Il sent que cet étranger est un ennemi et va détruire l'équilibre affectif et amoureux qui s'était établi entre sa mère et lui. Blessé dans son amour exclusif, il erre tristement, toujours flanqué d'une gouvernante, de la classe aisée à laquelle il appartient et qui l'ennuie. Il se refuse même à jouer avec les enfants de son âge. Un jour, il fait la connaissance d'une bande de gamins pauvres, mûris au contact des réalités de la vie, qui se réunissent dans une baraque appartenant à Saro, un pêcheur aux murs équivoques. Ses nouveaux compagnons instruisent Agostino sur ce que pourrait être le sens physique des rapports entre sa mère et Renzo. Brusquement, il comprend que cette mère qu'il vénérait est une femme comme les autres. Dès cet instant, son esprit est troublé, tourmenté par le désir tout à la fois douloureux, morbide et enivrant de la découverte. Humilié par les gamins qui le soupçonnent d'avoir eu un commerce charnel avec Saro qui l'avait emmené à bord de son bateau les rejoindre sur une île, Agostino quitte ses camarades. Cherchant à se libérer de son amour enfantin pour sa mère, il va trouver Tecla, une prostituée à laquelle avait rendu visite l'un des adolescents en sa présence. Mais celle-ci le renvoie brutalement. Agostino s'enfuit effrayé. Il ne lui reste plus qu'à avouer à sa mère son besoin d'être traité comme un homme; " mais il devra passer de longs jours de souffrance, avant de parvenir à être considéré". |
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| 1963 | La corruption |
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(La Corruzione). Stefano, fils d'un grand éditeur milanais, est un jeune homme franc et idéaliste, qui a une tendance instinctive à repousser ce que la vie contient de sale et de trouble. Son désir est de devenir prêtre. Son père, Leonardo, homme exceptionnellement brillant, est au contraire, totalement dépourvu de scrupules. Lorsque Stefano lui avoue sa vocation, Leonardo lui conseille de réfléchir et l'invite à participer à une croisière sur son yacht. Là, Stefano retrouve Adriana, la maîtresse de son père. La présence de la jeune femme le trouble et il se laisse séduire. L'expérience le bouleverse. Mis au courant, son père se montre compréhensif et s'efforce de le persuader que ses élans trouveront leur aboutissement dans le travail, dans la maison d'édition que Stefano est destiné à diriger. Mais les bons rapports entre le père et le fils se détériorent quand un employé, accusé de détournement de fonds, se suicide. Le seul souci de Leonardo est de tout arranger pour éviter le scandale. Stefano est outré quand le père même de la victime accepte de passer l'éponge en échange d'une somme d'argent. S'il a renoncé à sa vocation, le jeune homme n'a cependant pas renoncé à sa conscience. Saisi d'une immense tristesse, il pleure désespérément. Ses larmes sont son seul moyen de protester contre la superficialité et la corruption du monde qui l'entoure. |
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| 1964 | La donna e una cosa meravigliosa |
| (Sketches : LA BALENA BIANCA et UNA DONNA DOLCE, DOLCE) | |
| 1964 | La mia signora |
| (Sketches : I MIEI CARI et LUCIANA) | |
| 1964 | Monseigneur Cupidon |
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(Monsignor Cupido) Episode de Les poupées, film en quatre segments de Mauro Bolognini, Luigi Comencini, Dino Risi et Franco Rossi. 1h47. une concierge veut séduire un jeune homme. |
| 1964 | I tre volti |
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(Sketch : GLI AMANTI CELEBRI). |
| 1965 | Le chevalier de Maupin |
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(Madamigella Di Maupin). |
| 1966 | Les ogresses |
| (Le Fate, Sketch : FATA ELENA). | |
| 1967 | les sorcières |
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Le Sireghe, sketch : SENSO CIVICO) 1. LA SORCIÈRE BRÛLÉE VIVE (La Strega bruciata viva). A Gloria, une star de cinéma, passe incognito une journée à Kitzbühel chez son amie Valeria. Victime de plusieurs malaises, Gloria est enceinte. En apprenant la nouvelle, son mari ne songe qu’aux contrats qu’il va devoir annuler. Gloria quitte le chalet assaillie par les photographes. 2. SENS CIVIQUE (Senso Civico). Une femme élégante pressée de rejoindre son amant transporte à toute vitesse un camionneur accidenté de la route dans les rues de Rome. Quand elle arrive à son rendez-vous, l’homme s’effondre sur la chaussée. 3. LA TERRE VUE DE LA LUNE (La Terra vista della Luna). B Ciancicato et son fils Baciù pleurent la disparition de leur femme et mère, et en cherchent une nouvelle à condition qu’elle plaise à tous les deux. Ils rencontrent une veuve, une prostituée et une mannequin puis Assurda, une sourde-muette qui leur convient parfaitement. Le père l’épouse. Assurda remet à neuf sa misérable baraque mais il ne s’en satisfait pas et veut une maison plus grande. Il demande à Assurda de simuler un suicide du haut du Colisée afin de récolter l’argent des passants apitoyés. Malheureusement, Assurda glisse sur une peau de banane et meurt. De retour chez eux, Ciancicato et Baciù la trouvent en robe de mariée. Morte, elle continuera à s’occuper d’eux. 4. LA SICILIENNE (La Siciliana). Pour posséder l’homme qui l’a dupée mais dont elle est follement éprise, Nunzia se sert de pratiques magiques. 5. UNE SOIRÉE COMME LES AUTRES (Una Sera come le Altre). C D Mariée à Carlo depuis dix ans, Giovanna lui reproche d’être casanier. Toujours fatigué, il s’endort devant la télévision et la néglige. Elle s’imagine dans les bras de héros de bandes dessinées et dans des situations où il serait obligé de la séduire. |
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| 1967 | Arabella |
| 1967 | Le plus vieux métier du monde |
| 1968 | Ce merveilleux automne |
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(Un Bellissimo Novembre). Avec : Gina Lollobrigida (Tante Cettina), Gabriele Ferzetti (Biagio), André Lawrence (Sasa), Paolo Turco (Nino), Danielle Godet (Elisa) 1h38 Orphelin de père, Nino se sent abandonné et incompris. A la Toussaint. sa mère, son oncle. son jeune frère et lui-même se rendent dans la somptueuse villa familiale où ils retrouvent tous leurs parents, des momies, des vieilles Filles de la grande bourgeoisie provinciale mais aussi de jeunes héritiers, dont Giulietta, une cousine, ainsi que Cettina, la quarantaine resplendissante et sensuelle, qui a scandalisé la famille pour avoir quitté son mari. Celle-ci demande à Nino, son neveu, de l'aider à défaire ses valises. Sans gène, elle se promène devant lui en combinaison. Troublé, le jeune homme tombe éperdument amoureux d'elle. Quand arrive le mari de Cettina, Biagio, avec un ami, Sasà, qu'il semble pousser dans les bras de sa femme, Nino en souffre. Un soir, alors que tous sont absents. Nino qui, à sa demande, aide sa tante à se doucher et à se coucher, reproche à celle-ci sa conduite, Une dispute s'ensuit, au terme de laquelle ils tombent dans les bras l'un de l'autre. Ils passent la nuit ensemble. Au matin. Biagio revient avec Sasà au volant d'une superbe voiture de sport. Ce dernier emmène Cettina faire une virée, au grand dam de Nino, dont le comportement n'échappe pas à Giulietta, désespérément amoureuse de lui. Elle se donne à son cousin, qui constate qu'il ne l'aime pas. Nino menace Cettina de dire qu'elle a couché avec lui, et avec Sasà. Elle réplique que soit personne ne le croira, soit on fera comme si de rien n'était. Le soir, à l'Opéra, Nino tente de renouer avec Cettina. Mais à l'entr'acte Sasà est là : la liaison adultère est quasi officielle. Le lendemain, au cours d'une partie de chasse, Cettina annonce à Nino que tout est fini entre eux. Remarquant son absence pour le tableau de chasse, Nino part à sa recherche et la découvre dans les bras de Sasà. Ce dernier parti, le jeune homme gifle violemment sa tante une dizaine de fois avant de lui demander pardon Quelques semaines plus tard. Nino épouse sa cousine. Lors des embrassades, Cettina, qui semble désolée, lui dit comme pour s'excuser que tout s'est passé comme il l'a voulu. puis le regarde s'éloigner avec sa jeune femme. |
| 1968 | Caprice à l'italienne |
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CAPRICCIO ALL' ITALIANA (Sketches : PERCHE et LA GELOSA). |
| 1969 | L'assoluto naturale |
| 1969 | Metello |
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Metello Salani naît à Florence en 1872. Sa mère morte en couches, il est élevé par de pauvres paysans chez qui son père, un ouvrier sablier anarchiste, l'a mis en nourrice peu avant de mourir dans un accident de travail. Il n'a pas vingt ans quand il retourne dans sa ville natale où, adopté par les amis anarchistes et socialistes de son père, il devient maçon. Quand Bello -qui a été le premier à lui tendre la main - disparaît. Metello est arrêté et fiché par la police. En 1891 il devient le compagnon d'une jeune veuve, Viola, une institutrice avec laquelle il rompra à la suite d'une bagarre avec un de ses ex-amants. Puis Metello part pour trois ans faire son service militaire, durant lequel il fait un mois de prison pour avoir reçu une lettre d'un ami subversif Il reprend ensuite son travail et la lutte pour les droits des travailleurs. Après la chute mortelle d'un échafaudage d'un meneur ouvrier, des troubles éclatent. Metello est condamné à onze mois de relégation. Alors que dans sa prison il attend son transfert, Ersilia, la fille du défunt, lui crie au revoir du dehors. Il découvre ainsi qu'il l'aime et qu'il est aimé d'elle. S'étant mariés, ils s'installent dans leurs meubles et arrivent malgré la naissance d'un garçon. Libero, à joindre les deux bouts. Quand, en 1902, éclate la grève, Metello se trouve parmi les chefs du mouvement. Les maçons sont décidés à obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. Mais les semaines passent, la tension croit et certains songent à capituler. Entre-temps, Metello, poussé par la vanité, s'est laissé entraîner dans une aventure extra-conjugale avec Idina, la jeune locataire du dessus. La situation s'aggrave : l'argent réuni par souscriptions, que devait distribuer la Chambre du Travail, n'est pas arrivé : la faim et les promesses des entrepreneurs commencent à avoir raison des grévistes. Mais, le gros des ouvriers, grâce à la fermeté de Metello, ne cède pas, et bientôt des bagarres éclatent avec les " jaunes". La police tire sur les manifestants. Bihin : trois blessés graves. Un scandale national éclate, qui marque la victoire des ouvriers. Mais Metello et les autres meneurs sont arrêtés. Relaxé six mois plus tard. Metello retourne auprès d'Ersilia, pour tout recommencer à zéro, mais avec lit conscience de vivre dans un monde un peu meilleur. |
| 1970 | Bubu de Montparnasse |
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(Bubu di Montparnasse). avec : Massimo Ranieri (Piero), Ottavia Piccolo (Berta), Antonio Falsi (Bubu), Alain Naya , Anna Fadda 1h45 Bubu, ouvrier boulanger fatigué par le travail, oblige Berthe, sa fiancée, à se prostituer. Elle fait la rencontre de Pierre, un étudiant dont les idées généreuses la séduisent. Atteinte de syphilis, elle est hospitalisée. Arrêté lors d’un cambriolage, Bubu se retrouve en prison. Pierre va tout faire pour que Berthe rompe avec son passé... |
| 1972 | Imputazione di omidicio per uno studente |
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| 1973 | Liberté, mon amour! |
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(Libera, amore mio...) avec : Claudia Cardinale (Libera Valente), Bruno Cirino , Adolfo Celi (le père de Libera), Philippe Leroy (Franco Testa), Luigi Diberti 1h50 L'Italie des années 1943-1945. Libera Valente, fille d'un anarchiste, en a conservé les idées et la même haine des compromissions politiques. Elle s'engage sur les traces de son père. Mais la façon dont elle défie les fascistes est plus le refus d'une situation de fait que la marque d'une véritable action politique. Ses idées et le trouble qu'elle sème valent à sa famille un exil en province. D'abord à Livourne, où Libera s'oppose aux autorités, puis à Modène, où elle devient la cible d'un commissaire fasciste et s'engage dans la résistance... |
| 1974 | La garnde bourgeoise |
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(Tatti Di Gente Perbene) avec : Catherine Deneuve (Linda Murri), Giancarlo Giannini (Tullio Murri), Fernando Rey (Prof. Murri), Tina Aumont (Rosa Bonetti), Paolo Bonacelli (Francesco Bonmartini) 1h50 Bologne, à la fin du siècle dernier. Linda Murri, fille du professeur Augusto Murri, célèbre chirurgien, socialiste défendant la libre pensée dans un pays écrasé par la puissance cléricale, a épousé le comte Francesco Bonmartini, réactionnaire, coureur de jupons, qui espère se servir de son beau-père pour favoriser sa carrière. Mais Murri n'a que mépris pour son ambitieux de gendre. Après une séparation de trois années, les deux époux renouent avec une vie commune pour le bien des enfants, avec l'accord de l'église. Linda, qui a un amant, Carlo Secchi, se confie à son frère, Tullio, avocat, qui nourrit pour elle depuis tout jeune des sentiments incestueux. Ayant pour son beau-frère la même haine que son père, dont il partage les idées politiques, Tullio décide de supprimer le comte Bonmartini avec la complicité de sa maîtresse, Rosa Bonetti, d'un médecin ami, radié dé l'ordre, et de l'amant de sa sur, également médecin, qui lui procure le curare. Mais au lieu de la piquer, Tullio poignarde sa victime. Le juge Stanzani n'a aucun mal à découvrir la vérité. Adversaire lui aussi des Murri qu'il exècre, le juge veut profiter de cette affaire pour liquider la famille entière et par elle les idées socialistes. Le médecin déchu se livre, puis Tullio que les journaux désignent comme l'assassin. Linda est arrêtée sous l'inculpation d'instigatrice du complot, ainsi que son amant. La cour se montre d'une exceptionnelle sévérité, condamnant non seulement l'auteur de l'assassinat, mais tous ceux sur lesquels pesait la moindre présomption. Linda est condamnée à trente ans de prison mais elle est graciée par le roi Victor Emmanuel dont la fille sera guérie par le professeur Murri. |
| 1974 | Vertiges |
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(Per Antiche Scale). Avec : Marcello Mastroianni (Professeur Bonaccorsi), Françoise Fabian (Anna Bersani), Marthe Keller (Bianca), Barbara Bouchet (Carla), Pierre Blaise (Tonio) 1h37. Indifférent aux remous qui agitent le pays depuis l'accession au pouvoir de Mussolini, le Docteur Bonaccorsi règne en maître absolu sur les patients de l'Hôpital psychiatrique de Toscane où il pratique et dont il n'a pas quitté volontairement l'enceinte depuis huit ans. Trois femmes se le partagent sans éprouver la moindre jalousie : Francesca, l'épouse du directeur Bianca, une infirmière entièrement dévouée à sa cause qui lui doit sa carrière, et Carla, une jeune et belle épouse de médecin qui trompe son ennui dans les orgies raffinées. Bonaccorsi est miné par une profonde incertitude, confinant à l'angoisse, quant aux causes réelles de la folie. Il ne désespère cependant pas d'isoler un jour le " germe " de la folie... Mais arrive une stagiaire, Anna Bersani, qui, appartenant à la nouvelle " école " freudienne, s'oppose aux thèses de son patron au charme duquel elle refuse de céder. Mis en question comme jamais auparavant, Bonaccorsi commence à douter de lui-même... Il reprend espoir quand ses collaborateurs confirment ses thèses. Mais Anna lui démontre qu'il est dans l'erreur. Bouleversé, Bonaccorsi passe la nuit parmi les malades qu'il se sait désormais incapable de guérir... Sachant maintenant que seule la peur de sombrer lui-même dans la folie a guidé son comportement, Bonaccorsi quitte l'asile. Même le suicide de Francesca ne le retient pas... Dans le train qui le mène à Rome, un groupe de fascistes s'installe bruyamment dans son compartiment. Un des chefs prend la parole, et annonce un vaste programme d'élimination des déviants de toute espèce. Terrifié, Bonaccorsi voit un autre cauchemar commencer.
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| 1975 | L'héritage |
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(L'Eridita Ferramonti). Rome, années 1880. Simple boulanger, Gregorio Ferramonti s'est enrichi en spéculant sur des terrains de la banlieue romaine. Il a élevé ses trois enfants - Pippo, Teta et Mario - dans le culte de l'argent, Pippo, cependant, est modeste et travailleur, Teta, qui est ambitieuse, a épousé Furlin, un médiocre fonctionnaire piémontais venu s'installer dans la nouvelle capitale; Mario, séduisant et joueur, menant une vie mondaine, est devenu l'amant de Flaviana, une dame de la noblesse introduite dans la haute société... Un jour, Ferramonti décide d'arrêter son four pour vivre de ses rentes et d'abandonner à son sort sa descendance, non sans lui avoir versé unesomme dérisoire accompagnée d'injures. Si Mario s'en moque bien, si Teta pense à se venger, Pippo, qui travaillait avec son père, lui, est désemparé. En s'endettant, il rachète une vieille quincaillerie. La fille des commerçants vendeurs, Irène, accepte de l'initier au travail pendant quelques jours. Sa beauté, sa douceur et sa grâce angélique séduisent Pippo qui l'épouse. Entrée dans la famille Ferramonti, Irène entreprend d'en réconcilier les membres qui se détestent. Une fois Teta conquise, elle fait de Mario son amant. Quand elle propose de ne plus laisser le vieux père hors du cercle de famille reconstitué, tous, songeant à l'héritage, la chargent de faire les premiers pas. Irène devient la maîtresse du patriarche qui, spoliant ses enfants, en fait sa légataire universelle peu avant de mourir. Pippo sombre dans l'alcoolisme. Quant à Mario, écrasé par les dettes et le scandale, il se suicide. Teta et son mari devenu député mettent à profit ce geste pour engager avec succès une action en justice et déposséder Irène de l'héritage. |
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| 1977 | Grand bollito |
| 1978 | Où es-tu allé en vacances ? |
| (Dove vai in vacanza, sketch : Saro tutta perte) | |
| 1981 | La dame aux camélias |
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Avec : Isabelle Huppert (Alphonsine Plessis), Gian Maria Volonté (Plessis), Bruno Ganz (Comte Perregaux), Fabrizio Bentivoglio (Dumas fils), Clio Goldsmith (Clemence). 1h55. Alphonsine Plessis passe son enfance dans un petit village de Normandie avec son père chéri. Pauvres mais aimant la liberté et méprisant la bienséance et les tabous en vigueur, ils sont rejetés par la population. Placée par son père chez un riche propriétaire terrien, puis recueilli par un jeune prêtre qui succombe à sa beauté, Alphonsine doit fuir rapidement. Son infortune la conduit à Paris, où elle trouve un emploi dans un atelier de couture. Comme d'autres collègues, avec l'espoir d'accéder à une vie meilleure, elle s'adonne à la prostitution. Son charme lui permet d'entrer dans la haute société. Protégée et adorée par le vieux comte Stackelberg, Alphonsine Plessis se montre souvent au théâtre, où son bouquet de camélias la rend célèbre, puis épouse le comte de Perregaux, qui malgré l'amour qu'il lui porte ne songe qu'à son indépendance. Après avoir retrouvé son père, employé dans une fumerie d'opium, Alphonsine, désormais comtesse, rencontre le fils d'Alexandre Dumas. C'est le coup de foudre. Cette passion est pourtant vouée à l'échec. Plessis, son entremetteur, s'y oppose. De surcroît, Alphonsine s'affaiblit de plus en plus, atteinte d'un mal incurable. Malgré une dernière tentative, Alexandre et " La Dame aux Camélias " se séparent. Gagnée par la fièvre, peu à peu délaissée, Alphonsine s'éteint un matin, à 23 ans. Seul son père assiste à ses derniers instants. Alexandre, idéalisant le personnage de sa maîtresse, écrit une pièce à sa mémoire. Le soir de la première, après le triomphe, Plessis, sous l'emprise de l'opium, raconte la véritable histoire de sa fille, et soutire quelque argent à Dumas père... |
| 1982 | La chartreuse de Parme |
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| 1986 | La vénitienne |
| (La Venexiana). | |
| 1987 | Mosco addio |
| 1987 | Imago urbis |
| 1989 | 12 registri per 12 citta |
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(segment « Palermo ») |
| 1992 | La villa del Venerdi |
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