L'expressionnisme est le premier vrai mouvement moderne. C'est en 1911, à Berlin, que l'on emploi la première fois ce mot (défini en 1908 par le critique Wilhelm Worringer) pour désigner le style d'une grande exposition réunissant fauves et cubistes. Sous ce terme d'expressionnisme on tente de regrouper tout ce qui dans la production contemporaine s'oppose à l'impressionnisme.

Si Edvard Munch (Le cri, 1893) peut être considéré comme le précurseur du mouvment, ce sont des étudiants en architecture de Dresde qui vont révolutionner la peinture en 1905. Kirchner veut retrouver un état de nature libérée des conventions sociales et saisir la vraie vie avec du sang dans les veines. Il veut libérer la peinture renoncer au métier, au fini et à la ressemblance. Karl Schmitt-Rotluff trouve le nom de ce mouvement Die brucke, le pont, pour rassembler une nouvelle génération de créateurs et de jouisseurs.

L'art de Die Bruke est influencé par els oeuvres du musée des arts primitif et ethnographique de Dresde. Il travaille la simplification formelle, l'aplat, la surface de la toile, la ligne nette et la juxtaposition de plans géométrisés. Il refuse la perspective et s'inspire des fauves et de Matisse en particulier même si Kischner le nie. Gravure sur bois difficile arracher les formes et sculpture sur bois

Franz Marc fonde à Munich en 1910 avec Kandinsky le Russe, Der Blaue Reiter (le cavalier bleu). Il utilise un code coloré : le bleu pour les chevaux, principe masculin et le rouge et le jaune comme principe féminin.

En 1914, le critique allemand Fechter range sous ce mouvement Kirchner, Kandinsky et Marc ainsi que Kokoschka. C'est, pour lui, "Un phénomène germanique, aryen ou nordique incarnant sur le plan métaphysique l'esprit gothique. "

L'expressionnisme est le grand mouvement des années 10-20, il veut dépasser l'influence naturaliste grâce à l'héritage de Baudelaire (La charogne), Rimbaud, Nietzsche, Freud, Joyce, Stindberg et Stravinsky. Ses grands auteurs sont Henrich Mann (pour L'ange bleu 1930) et surtout Franz Kafka.

En peinture il se traduit par la prédominance de l'intuition, de l'imagination, de la vision sur la connaissance intellectuelle. Caractère autobiographique, antipathie pour la société bourgeoise et sympathie pour l'humanité. Préoccupation dominante pour les problèmes moraux, religieux et érotiques. Sur le plan technique irréalisme de la couleur et usage presque général de la déformation. Le théoricien allemand Worringer oppose l'expressionnisme au classicisme "pathos inquiétant qui s'attache à l'animation de l'inorganique, inquiétude agitation accroissement de la nervosité et de la confusion jusqu'au point culminant où elles apporteront étourdissement et détente". Thématique très proche au cinéma

 

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