Au
Paléolithique, la tribu des Ulam connaît l'usage du feu et sait le conserver
mais ne sait pas le produire. Elle est attaquée par la tribu primitive des
Wagabou qui souhaite lui voler le feu. Suite à cette attaque de nombreux Ulam
sont tués et le feu s'éteint. Trois survivants, Naoh, Amoukar et Gaw, sont
envoyés à la recherche du feu. Au cour de leur périple, ils devront affronter
de nombreux dangers dont des tigres à dent de sabre et un groupe d'anthropophages,
les Kzamm. En affrontant ce groupe, ils faciliteront la fuite d'une de leurs
prisonnières, Ika. Celle-ci appartient à la tribu des Ivaka, plus évolués
physiquement et technologiquement. Les Ivaka savent produire le feu par friction
à l'aide de deux baguettes de bois. Porteurs de cette nouvelle technique,
Naoh, Amoukar et Gaw peuvent retourner auprès des leurs accompagnés d'Ika,
devenue la compagne de Naoh.
La promotion
du film mit en avant qu'aucune des situations et choix de la mise en scène
n'était contraire aux connaissances scientifiques de l'époque.
Toutefois de nombreux points sont en désaccord, parfois profond, avec
les données disponibles au moment de la réalisation du film.
- L'action est située il y a 80 000 ans et associe des types humains
à des degrés d'évolution très différents,
dans des forêts caducifoliées évoquant l'Europe. Les
Ulam présentent des traits anatomiques évoquant les Néandertaliens
et les Ivaka évoquent des Hommes anatomiquement modernes (Homo sapiens).
Il y a là un premier anachronisme, accentué par la présence
de deux autres types humains plus archaïques (Wagabou et Kzamm).
- L'importance du feu comme agent de survie du groupe, sensé protéger
du froid et éloigner les bêtes féroces, relève
plus du cliché et de l'imagination conditionnée que de la
réalité préhistorique : l'Homme est apparu il y a près
de 3 Ma et a survécu sans feu jusqu'à - 400 000 ans. L'étape
de connaissance du feu sans maîtrise de sa production est théorique
et peu probable dans la mesure où les techniques de production du
feu par percussion ou par friction sont extrêmement simples et compatibles
avec les connaissances techniques dont témoignent les outils de pierre.
- Aucun indice de mort violente lors de combats n'est connue avant le Néolithique.
La notion même de guerre est un anachronisme pour le Paléolithique.
L'objet de cette guerre la rend d'autant plus improbable que le feu peut
aisément être partagé.
- L'image associée aux humains dans le film est celle d'une animalité
grossière, sans commune mesure avec l'image que nous renvoient les
productions matérielles et les réalisations attestées
des groupes humains d'il y a 80 000 ans : démarche et gestuelle simiesque
(la bipédie a plus de 3 Millions d'années !), absence d'attention
pour les morts (les premières sépultures ont 100 000 ans),
outillage lithique quasiment inexistant, réflexes animaux (les héros
bavent en voyant passer le gibier au loin).
- Paradoxalement, l'une des rares tentatives d'humanisation des Ulam, le
dégoût vis à vis de l'anthropophagie, est encore un
échec puisque celle-ci est attestée tout au long du Paléolithique
et au-delà.
- Les Ivaka utilisent le propulseur, qui n'est attesté que depuis
le Solutréen (-22 / -17 000 ans).
- Enfin, les éléments concernant les relations sociales et
la domination masculine brutale ne sont évidemment appuyés
par aucun argument scientifique.
- Le langage Ulam parlé par les membres des trois tribus d'Homo sapiens
a été inventé par le linguiste Anthony Burgess (Orange
mécanique). Même si les dialogues ne sont pas intelligibles,
ils ont pourtant été conçus de manière réfléchie.
Anthony Burgess est parti de l'idée que la multitude de langues actuelles
proviendrait de très peu de langues qui en seraient une fusion. Les
dialogues du film sont alors conçus à partir d'une langue
inventée par Burgess réunissant l'anglais, le français,
l'italien, ...
Source : Wikipedia
Avec :c Everett McGill (Naoh), Ron Perlman (Amoukar), Nameer El-Kadi (Gaw),
Rae Dawn Chong (Ika), Gary Schwartz (Rouka)