En 2006, la première place du box-office est occupée par un film français, les Bronzés 3 – amis pour la vie, qui réalise 10,22 millions d’entrées. Aucun film n’avait enregistré un tel succès depuis Astérix et Obélix : mission Cléopâtre en 2002 (14,37 millions d’entrées). L’Age de glace 2 occupe la deuxième place du classement 2006 avec 6,62 millions d’entrées et Pirates des Caraïbes – le secret du coffre maudit complète le trio de tête avec 6,50 millions d’entrées. Ces trois films réalisent ensemble 23,34 millions d’entrées, soit 12,4 % de la fréquentation annuelle.

En 2005, trois films les plus performants cumulaient 18,64 millions d’entrées, soit 10,6 % du total. 7 films français figurent dans le top 10 en 2006 (2 seulement en 2005) : les Bronzés 3 – amis pour la vie (1er), Camping (4e), Arthur et les Minimoys (6e), Je vous trouve très beau (7e), Prête-moi ta main (8e), la Doublure (9e) et Indigènes (10e). Les films américains occupent trois des dix premières places (six en 2005).

En cumul sur les deux dernières années écoulées, trois films réalisent plus de 7 millions d’entrées. Les Bronzés 3 – amis pour la vie occupe la première place du classement des films ayant réalisé le plus d’entrées depuis deux ans. Depuis début 2005, 7 films dont 2 français ont réalisé plus de 5 millions d’entrées. Au total, 18 films ont totalisé plus de 3 millions d’entrées.

589 longs métrages ont été projetés pour la première fois en 2006 sur les écrans français (550 en 2005). La concentration de la fréquentation s’effectue toujours au profit des films inédits, puisqu’ils réalisent 92,8 % des entrées de 2006. Les films de l’année 2005 dont l’exploitation s’est prolongée en 2006 génèrent 4,7 % des entrées, grâce au succès des films sortis fin 2005 (le Monde de Narnia - chapitre 1 notamment).

Pour la deuxième fois, sont présentés dans ce bilan des résultats de films selon leur genre. Ces données se réfèrent aux seuls films en première exclusivité. Leur poids est donc à rapporter aux 87 % à 93 % de la fréquentation annuelle correspondant aux nouveaux films. En moyenne par film, l’animation génère davantage d’entrées que d’autres genres : les 30 films d’animation sortis en 2006 (5,1 % des films inédits) réalisent 15,5 % des entrées des films en première exclusivité, soit la plus forte part des sept dernières années. En 2005, les 23 nouveaux films d’animation (4,2 %) captaient 10,4 % de la fréquentation des films inédits. En particulier grâce à Arthur et les Minimoys et Azur et Asmar, les films français captent 29,5 % des entrées de l’ensemble des films d’animation, contre 14,3 % en 2005. Ce niveau constitue un record pour l’animation française. Le documentaire est moins performant. En effet, en 2006, les films documentaires représentent 8,8 % des films en première exclusivité et captent seulement 0,9 % des entrées de ces films. En2005, où la part de marché du documentaire était sensiblement plus élevée (1,7 %), les films documentaires étaient plus nombreux, tant en valeur qu’en poids (57 films, soit 10,4 %). La part de marché du documentaire est en recul depuis deux ans. Le documentaire français s’octroie une part de marché confortable à 60,1 % des entrées de l’ensemble des documentaires en 2006. Elle est toutefois nettement inférieure à celle de 2005 (92,6 %), notamment soutenue par la Marche de l’empereur. La comédie génère la plus grande part de la fréquentation des salles. En 2006, les 128 comédies (134 en 2005) représentent 21,7 % des films nouveaux (24,4 % en 2005) et réalisent 35,0 % des entrées de ces films (29,9 % en 2005). Les films français assurent 77,7 % des entrées des comédies en 2006 (66,9 %), soit une part de marché record au regard des sept dernières années. Elle est notamment portée par les deux plus grands succès nationaux de 2006 : les Bronzés 3 – amis pour la vie et Camping.

 

Box office depuis 1945

Pour la première fois, sont présentés dans ce bilan des résultats de films selon leur genre. Ces données se réfèrent aux seuls films en première exclusivité. Leur poids est donc à rapporter aux 89 % à 93 % de la fréquentation annuelle correspondant aux nouveaux films. En moyenne, l’animation génère davantage d’entrées que d’autres genres : les 23 films d’animation sortis en 2005 (4,2 % des films inédits) réalisent 10,4 % des entrées des films en première exclusivité. En 2004, les 23 nouveaux films d’animation (4,1 %) captaient 12,6 % de la fréquentation des films inédits. Le documentaire est moins performant. En effet, en 2005, les films documentaires représentent 10,4 % des films en première exclusivité et captent seulement 1,7 % des entrées de ces films. En 2004, où la part de marché du documentaire était sensiblement plus élevée (3,6 %), les films étaient plus nombreux, tant en valeur qu’en poids (77 films, soit 13,8 %). La comédie est le genre le plus représenté, tant au niveau de l’offre de films qu’en matière de fréquentation. En 2005, les 134 comédies (133 en 2004) représentent 24,4 % des films nouveaux (23,8 % en 2004) et réalisent 30,0 % des entrées de ces films (23,8 % en 2004).

20,0 % de part de marché pour les films art et essai

Dans un contexte de progression générale de la fréquentation, les films recommandés art et essai enregistrent une part de marché particulièrement faible. Elle s’établit à 20,0 % des entrées annuelles, contre 34,5 % en 2005. Seuls 7 films recommandés réalisent plus d’un million d’entrées en 2006 (15 en 2005) dont 2 films français (5 en 2005), 4 films américains (5 en 2005) et un film espagnol. En 2005, 5 films britanniques atteignaient également ce niveau d’entrées. Par ailleurs, la recommandation art et essai favorise toujours les films français. En effet, 44,4 % des entrées enregistrées par les films recommandés concernent des films français en 2006 (44,8 % en 2005). Cette part s’établit à 30,8 % pour les films américains (26,9 % en 2005).

forte progression de la fréquentation au premier semestre

La progression des entrées en 2006 (+7,6 %) concerne surtout le premier semestre, même si les mois d’août, de septembre et de novembre enregistrent également des hausses significatives (respectivement +20,7 %, +20,0 % et +14,7 %). Le premier trimestre affiche une progression de 14,4 % par rapport à 2005, essentiellement portée par le mois de février (+35,7 %) qui débute par la sortie des Bronzés 3 – amis pour la vie. Ce succès exceptionnel est précédé par celui de Je vous trouve très beau et suivi par celui de Fauteuils d’orchestre. Au deuxième trimestre, l’augmentation des entrées est plus marquée (+22,1 %). Elle est notamment imputable aux mois d’avril et de mai qui gagnent respectivement 33,1 % et 32,4 % d’entrées par rapport à 2005. L’Age de glace 2, Camping, Da Vinci Code et la Doublure, qui réalisent chacun plus de trois millions d’entrées, assurent ces fortes progressions. La fréquentation du troisième trimestre 2006 est stable par rapport à 2005 (-0,2 %) avec deux mois en forte progression (août et septembre) et un mois de juillet en baisse de 29,6 %. La fréquentation trimestrielle est soutenue par la sortie estivale réussie de Pirates des Caraïbes – le secret du coffre maudit et, dans une moindre mesure, par celles de Miami Vice - deux flics à Miami et Nos voisins les hommes. Le dernier trimestre enregistre une baisse de 4,6 % par rapport à 2005, concentrée sur les mois d’octobre (-8,6 %) et de décembre (-13,9 %). Arthur et les Minimoys, Casino Royale, Ne le dis à personne et le Diable s’habille en Prada, qui réalisent tous plus de deux millions d’entrées en 2006, ne suffisent pas à égaler le niveau de fréquentation du dernier trimestre 2005.

progression plus marquée en province

La progression de la fréquentation entre 2005 et 2006 (+7,6 %) est nettement plus forte dans les communes et agglomérations de moins de 100 000 habitants en province (+15,1 %) qu’en Ile-de- France (+4,0 %) ou dans les grandes agglomérations de province (+5,5 %). La banlieue parisienne (+6,7 %), notamment la petite couronne (+6,6 %), enregistre une progression des entrées plus forte que la capitale (+1,6 %). Paris et les agglomérations de plus de 100 000 habitants totalisent 56,9 % des entrées en 2006, contre 58,6 % en 2005 et 61,7 % en 2000. Avec le développement des multiplexes dans les agglomérations moyennes, la concentration géographique de la fréquentation s’atténue.

En 2006, la fréquentation cinématographique moyenne s’élève à 3,22 entrées par habitant en France, contre 3,00 en 2005. Avec l’augmentation de la fréquentation, cet indice repasse donc au delà du seuil des 3 entrées par habitant. Il est traditionnellement beaucoup plus fort à Paris (13,21 en 2006) qui draine un grand nombre de spectateurs de la périphérie.

 

plus de la moitié des entrées le week-end

Certains jours sont particulièrement propices à la fréquentation des salles de cinéma. Le samedi mobilise plus de 21 % des entrées hebdomadaires en 2006. 56,2 % des entrées s’effectuent entre le vendredi et le dimanche (57,5 % en 2005). La sortie du week-end est toujours un comportement cinématographique répandu. En revanche, le mardi et le jeudi sont moins prisés par les spectateurs qui privilégient davantage les séances du mercredi, jour de sortie des nouveaux films.

la recette moyenne par entrée augmente légèrement

En termes de recettes, la part de marché du film français s’établit à 44,6 % en 2006 (44,7 % en termes d’entrées). L'ensemble des films européens totalise 53,3 % des recettes en salles, contre 51,6 % en 2005. Sur la même base, la part de marché du cinéma américain s’établit à 44,7 % (44,2 % en termes d’entrées). En 2006, la part de marché du cinéma d'Outre-Atlantique demeure ainsi supérieure à celles des films nationaux en termes de recettes même si ces derniers réalisent davantage d’entrées.

Télécharger : Le rapport du CNC