En 2009, 5 470 salles de cinéma regroupées dans 2 066 établissements sont actives. Le parc de salles poursuit sa croissance. 10 multiplexes ouvrent en 2009, ce qui porte le nombre total de multiplexes actifs à 174. Les multiplexes concentrent plus de la moitié de la fréquentation (57,1 % des entrées réalisées en 2009).

Définition d’une salle active : Afin de mesurer l’évolution de l’activité des salles de cinéma sur le territoire, le CNC recense, depuis 1992, le nombre annuel de salles actives, c’est-à-dire celles qui effectuent, au cours de l’année, au moins une projection ayant donné lieu à une déclaration de recettes (bordereau). Cette déclaration est effectuée auprès du CNC par les exploitants de salles. Elle fait foi pour le contrôle des recettes, le calcul de la TSA et celui du soutien automatique. C’est à partir de ces déclarations que sont, en outre, produites l’ensemble des statistiques de l’exploitation des films en salles. Les exploitants sont tenus d’effectuer une déclaration de recettes pour chaque semaine, chaque écran et chaque film. Ils y inscrivent notamment le titre du film diffusé au cours de la semaine cinématographique écoulée, le nombre de séances programmées, les entrées et la recette réalisées. Les écrans équipés uniquement pour la vidéotransmission, ne diffusant pas de films cinématographiques, sont exclus des analyses de l’exploitation.

Définition d’un multiplexe : Les textes législatifs et réglementaires en vigueur ne donnent pas de définition juridique du « multiplexe ». Jusqu’au dernier abaissement des seuils (2 juillet 2003), tous les établissements soumis à la réglementation – autorisation d’une commission départementale d’équipement commercial (CDEC) – étaient réputés multiplexes en France. Depuis, la condition de 795 fauteuils est ajoutée à cette définition réglementaire. La notion de multiplexe recouvre ainsi des réalités économiques qui peuvent être très contrastées. Par conséquent, cet article présente, en parallèle aux résultats des multiplexes, ceux des établissements comptant 8 écrans et plus, quelles que soient la date et les conditions de leur ouverture.

Un parc de salles en augmentation

Nombre de salles

5 470 salles sont actives en France en 2009, soit 46 de plus qu’en 2008. Ce solde résulte de la fermeture, provisoire ou définitive, de 99 écrans et de l’ouverture ou réouverture de 145 écrans. Tout comme en 2007 et 2008, l’expansion du parc de multiplexes explique principalement les ouvertures de salles : 72,4 % des nouveaux écrans sont situés dans ce type d’établissements en 2009 (51,0 % des nouveaux écrans de 2008 et 55,4 % des nouveaux écrans de 2007). Parallèlement, l’implantation de ces derniers est à l’origine de la fermeture de certaines salles. Pour exemple, la fermeture de deux établissements (un de 5 salles et un écran unique) à Bourg-en-Bresse (01) répond notamment à l’ouverture d’un multiplexe de 9 écrans dans la même ville. À Chartres (28), deux établissements (un de quatre salles et un écran unique) ferment leurs portes suite à l’ouverture d’un multiplexe de 10 salles dans la même ville. À Rennes (35), le groupe Europalaces remplace un cinéma de 8 écrans par un multiplexe de 13 écrans. Les exploitants à l’initiative des multiplexes procèdent souvent à des transferts d’activité en fermant des établissements existants lors de l’ouverture de nouvelles salles. Par ailleurs, 88 des 145 écrans ouverts en 2009 le sont au sein d’établissements de 8 écrans et plus (87 des 196 écrans ouverts en 2008). Enfin, parmi les 145 écrans ouverts en 2009, 13 résultent de l’agrandissement de cinémas préexistants. Parmi les 5 470 écrans actifs en 2009 figurent 130 circuits itinérants (132 en 2008 et 130 en 2007) et 8 écrans en plein air (9 en 2008 et en 2007).

Parallèlement à l’augmentation du nombre d’écrans, le nombre d’établissements actifs diminue (15 de moins qu’en 2008). En effet, 33 cinémas ouvrent ou ré-ouvrent, tandis que 48 ferment, provisoirement ou définitivement. Par le passé, les fermetures portaient majoritairement sur des établissements de petite taille. Désormais, pour les raisons déjà évoquées, les cinémas de taille moyenne sont également touchés par ce phénomène. Un cinéma de 8 salles, un de 5 salles et six de 4 salles ferment ainsi, provisoirement (pour travaux notamment) ou définitivement, en 2009. 51,5 % des établissements ouverts en 2009 comptent un écran (17 établissements). Sept comptent 8 écrans ou davantage. Ouvrent également en 2009 trois cinémas de 2 écrans, deux de 3 écrans, un de 4 écrans, trois de 5 écrans et deux de 6 écrans. Par ailleurs, dix des établissements ouverts en 2009 sont des multiplexes. En dix ans, la capacité d’accueil des établissements cinématographiques en nombre de fauteuils progresse de 2,0 % et le nombre d’écrans de 6,4 %. En 2009, le nombre de salles actives à Paris s’élève à 362 écrans, contre 363 en 2008. C’est le plus faible niveau depuis 1997. Paris ne compte aucun établissement, ni aucun écran supplémentaire en 2009. Le parc parisien compte 84 établissements dont 7 multiplexes et 7 établissements de plus de 8 écrans. La capitale dispose de près de 70 000 fauteuils cinématographiques en 2009. En dix ans, la capacité d’accueil des établissements parisiens diminue de 5,0 %.

Nombre de cinémas

Hausse des entrées moyennes par établissement

Compte tenu de l’évolution de la fréquentation en 2009 (+5,7 %), les entrées moyennes par établissement augmentent pour atteindre 97 254, soit +6,4 % par rapport à 2008. Le nombre moyen d’entrées par écran croît également (+4,8 %). En moyenne, un multiplexe réalise 659 159 entrées en 2009 (+3,8 % par rapport à 2008). Parallèlement, un établissement de 8 écrans ou plus enregistre 680 604 entrées en 2009, contre 644 877 en 2008 (+5,5 %).

298 établissements équipés en projecteur numérique

À fin janvier 2010, 298 établissements actifs disposent d’au moins un équipement de projection numérique 2K en France. 147 d’entre eux sont des multiplexes. La hausse significative des installations en 2009 est surtout le fait des groupes Europalaces (61 établissements) et CGR (30 établissements) qui ont poursuivi l’équipement numérique de leurs établissements. 930 des 2 224 salles que regroupent ces établissements sont équipées pour ce nouveau mode de projection, soit 41,8 % de l’ensemble des écrans des cinémas concernés et 17,0 % de l’ensemble des écrans actifs en 2009.

Plus de la moitié des entrées réalisées dans les multiplexes

En 2009, 174 multiplexes sont actifs en France. Le nombre de créations annuelles garde un rythme soutenu : 10 multiplexes ouvrent en 2009. Ils étaient 11 en 2008, 7 en 2007 et en 2006. 8,4 % des établissements français sont des multiplexes. Ces derniers regroupent 35,5 % des écrans et 37,0 % des fauteuils. Les spectateurs fréquentent massivement les multiplexes : 57,1 % des entrées sont assurées par ces établissements en 2009 (54,8 % en 2008, 53,0 % en 2007 et 0,9 % en 1993, année des premiers multiplexes). Leur fréquentation augmente de 10,1 % en 2009, contre 5,7 % pour l’ensemble des salles. 170 établissements actifs (8,2 % du parc) comptent 8 écrans et plus en 2009. Ils regroupent 37,1 % des fauteuils et 35,8 % des écrans et concentrent 57,6 % des entrées. Parallèlement, le parc cinématographique français compte 1 205 établissements à écran unique (22,0 % des écrans). Ces salles totalisent 25,7 % des fauteuils et réalisent 8,6 % des entrées.

Les entreprises d'exploitation

En termes d’équipement, l’exploitation est un secteur peu concentré. Les dix entreprises ayant réalisé plus de 1 % du total des recettes guichets en 2009 exploitent 2 059 écrans, soit 37,6 % de l’ensemble des écrans actifs. En 2009, EuroPalaces exploite 744 salles de cinéma, soit 13,6 % du parc national. Le groupe compte 62 salles de plus qu’en 2008. Il ouvre notamment trois multiplexes au Havre (12 écrans), à Rouen (14 écrans) et à Vaulx-en-Velin (15 écrans). Avec 6,9 % du parc, CGR est le deuxième exploitant avec 375 écrans. En troisième position, UGC détient 371 salles (6,8 % des écrans français).

À l’instar de l’activité d’exploitation, la programmation des salles n’est pas une activité concentrée en France. En 2009, les neuf groupements et ententes nationaux programment 2 128 écrans, soit 38,9 % de l’ensemble des écrans. En 2008, les neufs groupements nationaux programmaient 37,4 % du parc national. EuroPalaces programme le plus grand nombre d’écrans (770 en 2009).

Principaux exploitants français
                         
Ecrans 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
CGR 240 276 300 341 380 382 383 385 378 365 381 372
Davoine-Ciné Alpes 97 98 108 138 142 143 140 143 157 159 146 146
Dejust - - - - - - - 55 65 58 79 78
EuroPalaces 518 541 604 620 646 682 653 603 604 616 643 682
Kinépolis 37 37 59 61 61 62 62 77 87 87 87 87
Lemoine -Images SA 21 21 38 53 53 54 54 54 60 60 60 60
MK2 34 44 44 44 44 44 58 58 64 64 64 58
SAS Cinéville (ex Soredic) 68 68 79 83 90 95 89 90 91 84 88 88
UGC 314 342 343 350 360 358 367 369 364 371 371 359

À l’instar de l’activité d’exploitation, la programmation des salles n’est pas une activité concentrée en France. En 2008, les neuf groupements et ententes nationaux programment 2 028 écrans, soit 37,4 % de l’ensemble des écrans. En 2007, les neufs premiers groupements nationaux programmaient 36,5 % du parc national. EuroPalaces programme le plus grand nombre d’écrans.

Groupements nationaux de programmation
                         
Ecrans 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Agora                       67
CinéDiffusion (SOREDIC) 196 188 199 196 217 212 229 233 244 234 257 255
Ermitage - - - - - - - 13 13 14 13 13
EuroPalaces 633 646 709 735 756 741 658 637 638 626 686 689
GPCI 96 111 109 104 101 102 124 123 152 166 149 152
MC4 30 39 52 53 73 71 74 82 94 93 117 115
Micromegas - - - - - 54 54 53 53 52 54 54
UGC 388 416 428 445 449 433 428 415 412 418 418 407
VEO (SAGEC-Ciné 32) 98 161 153 172 208 220 218 214 234 248 252 276

Définition d’un groupement national de programmation : La programmation de salles, lorsqu’elle n’est pas assurée directement par les entreprises propriétaires du fond de commerce, est effectuée par un groupement ou une entente de programmation. Les groupements et ententes de programmation sont nationaux si leur activité s’exerce soit dans l’agglomération parisienne, soit dans au moins deux des régions cinématographiques telles que définies par le CNC.

 

Télécharger : Le rapport du CNC

 

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