272 films de long métrage ont obtenu l’agrément du CNC au cours de l’année 2011, soit 11 films de plus que l’année précédente et le niveau de production le plus haut depuis 1981. En 2011, les investissements dans la production française atteignent 1,4 milliard d’euros.
Nouveau record historique pour la production de films français En 2011, l’activité de production de films cinématographiques atteint un record historique. 272 films de long métrage ont obtenu l’agrément au cours de l’année, soit 11 films de plus qu’en 2010 et 32 films de plus qu’en 2005 et 2008, années des précédents records. L’augmentation constatée en 2011 concerne en premier lieu les films à majorité étrangère (+7 films) et, dans une moindre mesure, les films produits et financés intégralement ou majoritairement par des partenaires français, dits films d’initiative française (+4 films). Le nombre de films d’initiative française agréés en 2011 atteint le niveau record de 207 titres. Le nombre de films intégralement financés par la France s’établit à 152 (143 en 2010). 55 films d’initiative française ont été réalisés en coproduction avec l’étranger (60 films en 2010). En 2011, le nombre de films de coproduction agréés où la France est un partenaire minoritaire est en hausse par rapport à 2010 et s’établit à 65 films (58 films en 2010), ce nombre étant le plus élevé des dix dernières années
272 films agréés en 2011
Nombre de films français produits entre 1980 et 2011

La proportion de films d’initiative française tournés en langue française est de 91,3 %, contre 94,6 % en 2010. 18 films d’initiative française ont été tournés dans une langue étrangère en 2011 (13 en 2010). Parmi ces films, dix ont été tournés en langue anglaise (8 en 2010). 1,4 milliard d’euros d’investissements En 2011, les investissements dans les films agréés sont en recul de 3,5 % et atteignent 1,39 Md€. Les investissements dans les films d’initiative française affichent une augmentation mesurée de 1,4 % par rapport à 2010, pour un nombre de films en progression de 2,0 % (+4 titres). Entre 2002 et 2011, les investissements totaux dans les films d’initiative française progressent, en moyenne, de 5,1 % par an. Sur ces mêmes films, les investissements français sont stables (-0,8 %) et dépassent pour la troisième fois en quatre ans le seuil du milliard d’euros. En dix ans, ils ont progressé de 5,1 % par an en moyenne. Les investissements étrangers dans les films d’initiative française progressent de 26,3 % par rapport à 2010, malgré une baisse du nombre de coproductions majoritaires (-5 titres). Ce phénomène résulte d’une augmentation du nombre de films de coproduction à plus de 4 M€ (six films en 2011, un film en 2010) et notamment du film Astérix et Obélix chez les Bretons dont la part étrangère s’établit à 18,4 M€. En dix ans, les investissements étrangers dans les films d’initiative française affichent une augmentation moyenne de 4,5 % par an. En 2011, le devis moyen des films d’initiative française est stable à 5,45 M€, contre 5,48 M€ en 2010 (-0,5 %)

Recul des films aux devis moyens, augmentation des films aux devis les plus faibles En 2011, la production d’initiative française est marquée par le recul du nombre de films dont le devis est compris entre 2 M€ et 7 M€ (-14 films) et par l’augmentation du nombre de films présentant un devis inférieur à 2 M€ (+18 films). Le nombre de films dont le devis est supérieur à 7 M€ est parfaitement stable en 2011 à 52 films. 47 films d’initiative française présentent un devis inférieur à 1 M€ en 2011, soit 22,7 % de l’ensemble des films (19,7 % en 2010). Le nombre de films dont le devis est compris entre 1 M€ et 2 M€ passe de 18 en 2010 à 29 en 2011. 76 films présentent ainsi un devis inférieur à 2 M€. Leur poids dans l’ensemble des films d’initiative française est plus élevé en 2011 à 36,7 %, contre 28,6 % en 2010. Entre 2 M€ et 4 M€, le nombre de films passe de 47 en 2010 à 41 en 2011. En proportion, les devis compris entre 2 M€ et 4 M€ concernent 19,8 % des films d’initiative française en 2011 (23,2 % en 2010).
L’ensemble des films présentant un devis inférieur à 4 M€ (117 films en 2011, 105 en 2010) représente 56,5 % de la production d’initiative française en 2011 (51,7 % en 2010). 38 films d’initiative française présentent un devis compris entre 4 M€ et 7 M€ en 2011 (46 en 2010). Ils représentent 18,4 % de l’ensemble des films d’initiative française, contre 22,7 % en 2010. Comme en 2010, 52 films affichent un devis supérieur à 7 M€ en 2011, avec le même nombre de films dans chaque tranche de devis : 24 films au devis compris entre 7 M€ et 10 M€, 16 films au devis compris entre 10 M€ et 15 M€ et 12 films au devis supérieur à 15 M€. Parmi les 12 films de 2011 dont le devis est supérieur à 15 M€, quatre films présentent un devis compris entre 15 M€ et 20 M€ (cinq en 2010) et huit films un devis supérieur à 20 M€ (sept en 2010). Globalement, 25,1 % des films d’initiative française affichent un devis supérieur à 7 M€ en 2011, contre 25,6 % en 2010.
Premiers et deuxièmes films 35,3 % des films d’initiative française agréés en 2011 sont des premiers films (73 titres), contre 31,0 % en 2010 (63 titres). Si le devis moyen des films d’initiative française s’élève à 5,45 M€, celui des premiers films s’établit à 2,98 M€ en 2011 (3,65 M€ en 2010). 30 premiers films présentent un devis supérieur à 3 M€ (28 films en 2010) dont 12 films un devis supérieur à 6 M€ (13 films en 2010). Parmi ces 12 films, deux ont un devis supérieur à 10 M€ (quatre en 2010). Par ailleurs, plus de la moitié des premiers films affichent un devis inférieur à 2 M€. 37 films d’initiative française sont des deuxièmes films en 2011 (33 en 2010), soit 17,9 % de l’ensemble des films (16,3 % en 2010). Le devis moyen des deuxièmes films s’établit à 4,49 M€, contre 4,38 M€ en 2010.
Les chaînes de télévision et les sociétés de production
: principaux financiers des films d’initiative française

Augmentation du financements par les mandats, diminution de la contribution des SOFICA
En 2011, les sociétés de production et les chaînes de télévision demeurent les principaux financeurs des films d’initiative française. La part des apports des producteurs français diminue de 1,9 point par rapport à 2010 et s’établit à 25,1 % hors soutien automatique. La contribution des diffuseurs est stable à 32,4 %. Les apports des chaînes de télévision augmentent de 1,2 % entre 2010 et 2011 et ceux des sociétés de production reculent de 5,6 %. Les mandats (distribution en salles, édition vidéo, exploitation à l’étranger) en faveur des films d’initiative française augmentent de nouveau en 2011 (+15,9 %), en restant, toutefois, à des niveaux inférieurs à ceux observés en 2008. L’ensemble des mandats finance 19,6 % des devis des films d’initiative française en 2011, contre 17,1 % en 2010.
Les aides sélectives mobilisées par les films d’initiative française apparaissent en net recul entre 2010 et 2011 (-19,4 %). Elles financent 2,2 % des devis des films d’initiative française agréés en 2011 (2,7 % en 2010). En proportion, la contribution des aides publiques régionales au financement des films d’initiative française diminue en 2011 et atteint 1,7 % (1,9 % en 2010). Le montant total de ces aides recule de 7,5 % entre 2010 et 2011 mais reste à un niveau relativement élevé au regard de la décennie (19,6 M€). La part des SOFICA dans le financement des films d’initiative française s’élève à 3,0 % en 2011, contre 4,3 % en 2010. Les apports des SOFICA sont en très forte baisse en 2011 (-29,2 % par rapport à 2010). Les apports en coproduction en provenance de l’étranger couvrent globalement 10,5 % du financement des films d’initiative française en 2011 (8,4 % en 2010). En valeur, ils progressent de 26,3 % à 118,2 M€.
La structure de financement des films d’initiative française est étroitement corrélée au montant total du devis. Les aides sélectives du CNC et les aides régionales assurent 13,9 % du financement total des films dont le devis est inférieur à 4 M€ en 2011 et seulement 1,1 % de celui des films à plus de 7 M€. A contrario, les mandats (salles, vidéo et étranger) représentent 23,5 % du financement des films à plus de 7 M€ et 7,5 % de celui des films à moins de 4 M€.
Investissements des chaînes en clair (historiques et TNT)
En 2011, parmi les 272 films agréés, les chaînes en clair ont financé 126 films au total dont 116 d’initiative française (122 films dont 103 d’initiative française en 2010). Dix films d’initiative française sont financés simultanément par deux diffuseurs en clair (cinq films en 2010). Outre les cinq diffuseurs historiques (TF1, France 2, France 3, Arte et M6), les deux autres chaînes en clair qui investissent dans la production cinématographique en 2011 sont Direct 8 et W9.
Les investissements des chaînes en clair dans la production cinématographique enregistrent une progression de 7,0 % en 2011 à 145,7 M€, pour un nombre de films en hausse de 3,3 % (+4 films). La hausse constatée profite principalement aux films d’initiative française pour lesquels les investissements des chaînes en clair progressent de 13,5 % par rapport à 2010, à 142,3 M€. Les investissements en faveur des coproductions minoritaires diminuent de 68,3 %, à 3,40 M€. En 2011, les investissements des chaînes en clair sont constitués à 66,6 % par des préachats de droits de diffusion (67,3 % en 2010). Les chaînes de la TNT gratuite n’interviennent que sous forme de préachats.
Les diffuseurs peuvent consacrer jusqu’à 0,7 % de leur chiffre d’affaires à la production d’oeuvres européennes tournées dans une autre langue que le français. En 2011, l’intervention des chaînes en clair dans ce type de films s’élève à 12,03 M€ pour 19 films (16,40 M€ pour 21 films en 2010). Films à majorité étrangère inclus, les chaînes en clair participent au financement de 25 premiers films et 21 deuxièmes films (respectivement 26 et 19 en 2010).
Les films financés par TF1 en 2011 présentent des devis élevés : 15,51 M€ en moyenne, contre 14,23 M€ en 2010. Les films coproduits par M6 affichent un devis moyen en baisse à 11,47 M€ (14,41 M€ en 2010) tandis que France 2 s’engage sur des films au devis moyen de 9,88 M€ (9,61 M€ en 2010). En 2011, les films coproduits par France 3 présentent un devis moyen de 7,95 M€ (7,54 M€ en 2010) et ceux coproduits par Arte un devis moyen relativement stable à 2,60 M€ (2,90 M€ en 2010). En 2011, les deux chaînes Direct 8 et W9 investissent 1,78 M€, soit 1,2 % des investissements totaux des chaînes en clair. Direct 8 préachète 10 films (9 films d’initiative française) pour 1,16 M€ et W9 en préachète sept (tous d’initiative française) pour 0,62 M€. À noter que Direct 8 est seul diffuseur en clair sur les dix films que la chaîne finance alors que W9 intervient uniquement sur des films conjointement coproduits par M6. En 2010, W9 avait investi 0,65 M€ dans quatre films d’initiative française et NRJ12 avait participé à la production d’un film d’initiative française, à hauteur de 0,20 M€.
Investissements des chaînes payantes
En 2011, les chaînes payantes ont préacheté 163 des 272 films agréés au total (59,9 %) dont 141 d’initiative française (68,1 %). En 2010, elles avaient préacheté 186 films dont 161 d’initiative française. 35 films d’initiative française font l’objet d’un préachat d’une seule chaîne payante (33 films en 2010) et 106 films de deux chaînes payantes (124 films en 2010). Aucun film n’est préacheté par trois chaînes payantes en 2011 (quatre films en 2010). Le volume global d’investissement des chaînes payantes recule de 7,5 % en 2011, pour un nombre de films préachetés en baisse de 12,4 % (-23 films). L’intervention de ces chaînes reste toutefois particulièrement élevée, à 234,7 M€. Même si les investissements reculent quel que soit le type de films préachetés, la baisse est nettement plus importante sur les films minoritaires français (-36,2 % entre 2010 et 2011 à 11,04 M€) que sur les films d’initiative française (-5,4 % à 223,63 M€). Films à majorité étrangère inclus, les chaînes payantes participent au financement de 40 premiers films et 28 deuxièmes films (respectivement 47 et 26 films en 2010).
Investissements de Canal+
136 films agréés en 2011 ont fait l’objet d’un investissement de Canal+ pour un montant global de 182,5 M€, en baisse de 6,2 % par rapport à 2010. L’investissement de Canal+ augmente de 4,5 % par an en moyenne entre 2002 et 2011. 118 films d’initiative française ont été préachetés par Canal+ en 2011, contre 133 en 2010. Sur l’ensemble des films d’initiative française, la part des films financés par Canal+ est de 57,0 % en 2011 (65,5 % en 2010). Les investissements de Canal+ couvrent 18,3 % des devis des films que la chaîne finance en 2011, contre 17,0 % en 2010. L’apport moyen de la chaîne augmente légèrement en 2011 pour s’établir à 1,47 M€ par film d’initiative française (1,35 M€ en 2010). Il s’agit du plus haut niveau enregistré au cours de la décennie.
Canal+ continue d’intervenir dans des films aux devis variés. En 2011, la chaîne achète 70,9 % des films d’initiative française dont le devis est compris entre 1 M€ et 15 M€ (77,5 % en 2010). Elle préachète également 6,4 % des films dont le devis est inférieur à 1 M€ (10,0 % en 2010) et 83,3 % des films d’initiative française dont le devis est supérieur à 15 M€ (100,0 % en 2010). Pour répondre à sa clause de diversité, Canal+ finance 42 des 117 films d’initiative française dont le devis est inférieur à 4 M€ en 2011 (48 sur 105 en 2010). En 2011, parmi les 118 films d’initiative française préachetés par Canal+, 117 ont été achetés par la chaîne pour la première diffusion cryptée. Un film a été préacheté au titre d’une deuxième diffusion payante.
Investissements de TPS Star
En 2011, TPS Star finance 12 films agréés dont 11 films d’initiative française (15 films, tous d’initiative française en 2010). Les investissements de TPS Star passent de 12,70 M€ en 2010 à 7,84 M€, soit une baisse de 38,3 %. Les achats de première fenêtre de diffusion payante sur les films d’initiative française (6,80 M€, soit 87,7 % du total) sont en recul de 43,4 % par rapport à 2010 et concernent sept films (onze en 2010). TPS Star mobilise 12,3 % de son investissement dans les films d’initiative française pour les préachats de deuxième fenêtre de diffusion payante en 2011 (0,95 M€ pour quatre films d’initiative française). L’investissement de TPS Star pour les préachats de deuxième diffusion cryptée est en hausse de 46,2 % par rapport à l’année précédente (0,65 M€ pour trois films d’initiative française en 2010). En 2010, les préachats de deuxième fenêtre captaient 5,1 % des investissements totaux de TPS Star sur les films d’initiative française. En 2011, TPS Star ne préachète aucun film d’initiative française pour la troisième fenêtre de diffusion payante (un film en 2010). L’investissement moyen de TPS Star par film d’initiative française est de 704,5 K€ en 2011 (846,7 K€ en 2010). Il connaît toutefois des variations importantes selon le type de diffusion. Pour une première fenêtre de diffusion payante, le montant moyen d’investissement s’élève à 971,4 K€ (1,1 M€ en 2010) ; pour une deuxième fenêtre, il est de 237,5 K€ (216,7 K€ en 2010). Le devis moyen des films d’initiative française financés par TPS Star s’établit à 6,23 M€ en 2011, contre 5,92 M€ en 2010.
Investissements de Ciné+
En 2011, Ciné+ investit 23,93 M€ (+4,0 %) dans 113 films dont 100 d’initiative française. Sur ces derniers, l’intervention de Ciné+ continue sa progression entamée en 2007. Pour un nombre de films d’initiative française en recul de 17,4 % (-21 films), les investissements de la chaîne augmentent de 5,8 % à 23,04 M€. En 2011, Ciné+ finance 48,3 % de l’ensemble des films d’initiative française, contre 59,6 % en 2010. Ciné+ finance parallèlement 13 films de coproduction à majorité étrangère en 2011 (18 en 2010), à hauteur de 0,89 M€. L’apport moyen de Ciné+ augmente nettement en 2011 pour s’établir à 230,4 K€ par film d’initiative française (179,9 K€ en 2010). Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis 2002. Le devis moyen des films d’initiative française financés par Ciné+ s’établit à 7,90 M€ en 2011, contre 7,06 M€ en 2010. En 2011, Ciné+ consacre 0,73 M€ à l’achat de la première diffusion payante de cinq films d’initiative française (0,38 M€ pour six films en 2010). L’investissement moyen sur ces films s’établit à 145 000 €, contre 64 000 € en 2010. Les acquisitions de première fenêtre mobilisent 3,1 % des investissements de Ciné+ sur les films d’initiative française en 2011, contre 1,8 % en 2010. Pour les 95 autres films d’initiative française financés en 2011 (112 films en 2010), Ciné+ achète la deuxième diffusion payante, à laquelle elle consacre, en moyenne, 234 800 € par film (189 500 € en 2010).
Investissements de Orange cinéma séries
Orange cinéma séries finance 20 films agréés en 2011 dont 18 d’initiative française (26 films dont 24 d’initiative française en 2010), pour un montant total de 20,43 M€ (23,38 M€ en 2010). La chaîne investit 19,72 M€ dans les films d’initiative française dont 18,56 M€ pour les droits de première fenêtre de diffusion payante de 12 films (21,32 M€ pour 17 films en 2010) et 1,16 M€ pour les droits de deuxième fenêtre de six films (1,53 M€ pour sept films en 2010). En 2011, Orange cinéma séries ne fait pas de préachat de troisième fenêtre, comme en 2010. Le devis moyen des films d’initiative française préachetés par Orange cinéma séries s’établit à 8,51 M€ en 2011, contre 5,18 M€ en 2010. 60,8 % des investissements de la chaîne dans les films d’initiative française sont concentrés sur des films dont le devis est supérieur à 7 M€ (44,3 % en 2010).
Les films sans financement de chaîne de télévision
Le nombre de films sans financement de chaîne de télévision augmente fortement en 2011 à 98 films agréés (+35 films). 58 films d’initiative française (38 en 2010) ne bénéficient d’aucun financement d’une chaîne de télévision, soit 28,0 % des films d’initiative française. Cette part est en nette hausse par rapport à 2010 (18,7 %). En 2011, l’intégralité des films d’initiative française sans apport de chaîne de télévision présente des devis inférieurs à 5 M€ (comme en 2010) et 69,0 % affichent un devis inférieur à 1 M€ (81,6 % en 2010). Le devis moyen des films d’initiative française sans financement de chaîne de télévision s’établit à 0,92 M€ (0,69 M€ en 2010), contre 5,45 M€ pour l’ensemble des films d’initiative française (5,48 M€ en 2010). 56,9 % de ces films sont des premiers films (42,1 % en 2010) et 15,5 % sont des deuxièmes films (26,3 % en 2010).
Financement par les mandats d’exploitation
Dans le but de financer la production, les droits d’exploitation d’un film sur les différents supports de diffusion peuvent être cédés en amont de la production et donner lieu à des avances financières. Les mandats correspondants concernent essentiellement l’exploitation en salles, l’édition vidéo et l’exploitation sur les marchés étrangers en dehors des pays coproducteurs. M En 2011, 240,12 M€ sont investis sous forme de mandats pour l’exploitation en salles, en vidéo ou à l’étranger de 195 films agréés dont 157 films d’initiative française. En 2010, 206,26 M€ étaient investis sous forme de mandats dans 183 films agréés dont 150 d’initiative française. 71,7 % des films agréés en 2011 et 75,8 % des films d’initiative française reçoivent ainsi un préfinancement des distributeurs en salles et/ou des éditeurs vidéo et/ou des exportateurs de films (respectivement 70,1 % et 73,9 % en 2010). En moyenne, l’ensemble des mandats couvrent 20,0 % des devis des films concernés en 2011, contre 18,1 % en 2010. Au total, 171 films bénéficient d’un mandat d’exploitation en salles en 2011 (164 en 2010), 109 films d’un mandat de commercialisation en vidéo (105 en 2010) et 125 films d’un mandat d’exportation (108 en 2010).
Le crédit d’impôt En 2011, parmi les 207 films d’initiative française agréés, 131 font l’objet d’une demande d’agrément provisoire de crédit d’impôt (137 sur 203 films d’initiative française en 2010). Le total cumulé des devis de ces 131 films s’élève à 763,60 M€ dont 715,39 M€ sont prévus pour être dépensés en France, soit 93,7 %. À titre de comparaison, la part des dépenses prévues en France pour les 76 films d’initiative française de 2011 qui n’ont pas fait l’objet d’une demande de crédit d’impôt s’établit à 59,0 %. Globalement, les dépenses réalisées en France par les films bénéficiaires du crédit d’impôt représenteraient 76,9 % de l’ensemble des dépenses effectuées en France par les films d’initiative française en 2011 (79,4 % en 2010).
Intervention des SOFICA Les SOFICA sont intervenues sur 104 films agréés en 2011, soit quatre films de moins qu’en 2010. L’investissement global s’établit à 36,43 M€, en baisse de 27,2 % par rapport à l’année précédente. L’investissement moyen des SOFICA par film s’établit à 350 300 €, contre 463 300 € en 2010. Il couvre, en moyenne, 6,6 % du devis des films concernés (7,9 % en 2010). En 2011, les SOFICA investissent dans des films dont le devis moyen est supérieur à la moyenne à 5,33 M€, contre 5,10 M€ tous films agréés confondus. Ce devis moyen est en recul par rapport à 2010 (5,86 M€). 13 SOFICA sont actives en 2011, contre 14 en 2010. Les trois SOFICA les plus actives assurent 44,5 % de l’investissement total à destination des oeuvres cinématographiques en 2011, contre 41,4 % en 2010.
L’avance sur recettes En 2011, 49 films agréés sont produits avec l’aide en amont de l’avance sur recettes du CNC. Parmi ces films, cinq sont des coproductions minoritaires françaises. Les films aidés par l’avance sur recettes représentent 21,3 % de l’ensemble des films d’initiative française agrées en 2011 (25,6 % en 2010). Parmi les films bénéficiaires de l’avance sur recettes avant réalisation, 21 sont des premiers films (19 en 2010) dont 19 d’initiative française. Ainsi, 42,9 % des films agréés en 2011 ayant bénéficié de l’avance sur recettes avant réalisation sont des premiers films (33,9 % en 2010). Cinq deuxièmes films ont reçu l’avance avant réalisation en 2011 dont trois d’initiative française, contre huit en 2010. Le total des avances accordées aux films agréés en 2011 s’élève à 20,28 M€ et couvre, en moyenne, 15,5 % des devis des films aidés. Pour les films d’initiative française de fiction, l’avance moyenne s’établit à 485 000 €, contre 494 000 € en 2010. Par ailleurs, un film d’animation a bénéficié de cette aide pour un montant de 600 000 € en 2011 (deux films en 2010). Dix films agréés en 2011, tous d’initiative française, bénéficient de l’avance sur recettes après réalisation (9 films en 2010). Le montant total des allocations s’élève à 1,00 M€ (0,69 M€ en 2010), soit une moyenne de 100 500 € par film. Le devis moyen de ces films s’élève à 0,78 M€ (0,84 M€ en 2010). L’avance après réalisation représente 13,0 % du devis des films aidés (9,2 % en 2010). Parmi les films aidés figurent huit premiers films (quatre en 2010) et aucun deuxième film (trois en 2010). Cinq films bénéficiaires de l’avance sur recettes après réalisation sont des documentaires (sept films en 2010).
6 879 jours de tournage pour les films de fiction d’initiative française
Le nombre cumulé des jours de tournage pour les films de fiction d’initiative française agréés en 2011 s’établit à 6 879 jours, soit une très légère baisse (-42 jours) par rapport à 2010 pour 4 films de plus. La durée moyenne de tournage pour un film d’initiative française est de 40 jours (41 jours en 2010). Le nombre de jours de tournage dans l’hexagone s’établit à 5 002 jours, contre 4 959 jours en 2010. Cette très légère augmentation concerne principalement les tournages en décors naturels (+36 jours). 70 films d’initiative française, soit 40,5 % des 173 films pris en compte, sont partiellement ou intégralement tournés à l’étranger (72 films, soit 42,6 % en 2010). Ces 70 films génèrent 1 877 jours de tournage à l’étranger en 2011 (1 962 jours en 2010), soit une moyenne de 27 jours par film (comme en 2010). Le choix du tournage à l’étranger est, dans la majorité des cas, lié à des exigences d’ordre artistique. Néanmoins, ce choix répond parfois à une logique financière, la localisation à l’étranger permettant des économies sur les coûts (Hongrie, Portugal) ou l’accès à des financements locaux au travers des coproductions (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Canada).
En 2011, 20 films d’initiative française sont partiellement tournés dans les studios français (24 films en 2010). La durée moyenne de tournage en studio est de 15 jours, contre 13 jours en 2010. Les films tournés en studio présentent des devis élevés : le devis moyen des films d’initiative française partiellement tournés dans les studios français en 2011 s’établit à 9,5 M€. 9 films de fiction de coproduction minoritaire sont partiellement tournés en France en 2011, contre 10 en 2010 et 9 en 2009. Parmi eux, deux films sont intégralement tournés en France. En 2011, la production cinématographique française est marquée par l’augmentation du nombre de films tournés en vidéo numérique (150 films, contre 92 en 2010). Ainsi, 72,5 % des films d’initiative française sont-ils tournés en vidéo numérique en 2011, contre 45,3 % en 2010. Les travaux de laboratoire sont effectués en France pour la plupart des 207 films d’initiative française agréés en 2011. 10 films d’initiative française, soit 4,8 % de l’ensemble, ont été post-produits dans des laboratoires étrangers, contre 24 films en 2010 (11,8 %). Parmi ces 10 films, sept sont post-produits dans des laboratoires belges.
Le secteur de la production : une atomisation structurelle 180 entreprises différentes produisent les 207 films d’initiative française agréés en 2011, parmi lesquelles 33 productions co-déléguées sont dénombrées. Le secteur de la production cinématographique reste donc peu concentré. Pathé Production est la société la plus active en 2011 avec six films d’initiative française produits dont le devis moyen s’élève à 15,62 M€. Suivent ensuite La Petite Reine avec cinq films d’un devis moyen de 12,06 M€, Agat Films et Cie avec quatre films d’un devis moyen de 3,35 M€, Les Films du 24 avec quatre films d’un devis moyen de 9,82 M€ et TS Productions avec quatre films d’un devis moyen de 2,19 M€. Six sociétés ont produit trois films et 31 sociétés en ont produit deux en 2011. Enfin, 138 sociétés produisent un seul film.