2008 : fréquentation en salles : Bienvenue chez les chti's affole les stats

Selon les dernières estimations du service des études, des statistiques et de la prospective, la fréquentation cinématographique atteint 26,09 millions d’entrées au mois de mars 2008, soit 49,1 % de plus qu'en mars 2007. Depuis que le CNC dispose de statistiques mensuelles (janvier 1980), ce mois de mars 2008 enregistre la plus forte fréquentation jamais atteinte. Si la fréquentation se maintient au niveau du premier trimestre, l'année 2008 verra dépassé le sommet des 210 millions de spectateurs.
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fréquentation totale
(millions d'entrées) |
2007
|
2008
|
évolution
2007 - 2008 |
| Janvier |
15,27
|
14,97
|
- 2 %
|
| Février |
19,65
|
20,7
|
+ 5,3 %
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| Mars |
17,49
|
26,09
|
+ 49,1 %
|
| 1er trimestre |
52,42
|
61,75
|
+ 17,8 %
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La part de marché des films français est estimée à 63,7 % sur le premier trimestre de 2008, contre 56,5 % sur les trois premiers mois de 2007. Sur la même période, la part de marché du film américain serait de 30,6 % contre 34,9% en 2007.
2007 : fréquentation en salles
Au cours de l’année 2007, les salles ont réalisé 178,14 millions d’entrées, soit 5,6 % de moins qu’en 2006. Ce résultat est toutefois légèrement supérieur au niveau moyen des dix dernières années (177,30 millions par an en moyenne). La fréquentation a été particulièrement faible aux deuxième et quatrième trimestres de l’année (respectivement – 18,7 % et –15,6 % par rapport à 2006).
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fréquentation totale
(millions d'entrées) |
2007
|
2006
|
évolution
2007/2006 |
| Janvier |
15,27
|
14,34
|
+6,5 %
|
| Février |
19,65
|
22,91
|
-14,2 %
|
| Mars |
17,49
|
14,98
|
+16,8 %
|
| Avril |
12,26
|
20,91
|
-41,4 %
|
| Mai |
15,84
|
18,34
|
-16,6 %
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| Juin |
13,45
|
11,84
|
+13,6 %
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| Juillet |
15,81
|
10,16
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+55,6 %
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| Août |
16,16
|
15,00
|
+7,7 %
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| Septembre |
9,65
|
9,89
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-1,8 %
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| Octobre |
11,57
|
13,43
|
-13,9 %
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| Novembre |
13,12
|
16,68
|
-21,3 %
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| Décembre |
17,86 |
20,29
|
-12,3 %
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| Total annuel |
178,14
|
188,71
|
-5,6 %
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En 2007, la part de marché des films français est estimée à 36,5 %, contre 44,6 % en 2006. Elle demeure supérieure à son niveau moyen de la décennie (35,9 %). Les entrées des films français ont ainsi baissé de 23 % pour atteindre 65 millions d’entrées, soit un niveau équivalent à ceux de 2002 ou 2005 (64 millions) et légèrement supérieur à la moyenne des dix dernières années (63,6 millions).
La part de marché du cinéma américain est estimée à 49,9 % en 2007, contre 44,2 % en 2006. Les films américains cumulent 90 millions d’entrées en 2007, soit une progression de 6,6 % par rapport à 2006. Ce résultat reste toutefois inférieur à la moyenne observée sur les dix dernières années (91,07 millions).
Les films non français et non américains réalisent 13,6 % des entrées totales en 2007, contre 11,2 % en 2006. Ce niveau légèrement supérieur à la moyenne de la décennie (12,8 %) s’explique notamment par le succès de La vie des autres, film allemand ayant réalisé plus de 1,5 million d’entrées.
Part de marché des films américains et français en nombre d'entrées

En 2006, la part de marché des films français est estimée à un niveau particulièrement élevé : 45,0 % en 2006, contre 36,6 % en 2005. Elle est quasiment au même niveau que celle des films américains. En effet, les films français réalisent seulement 1,56 million dentrées de moins que les films américains en 2006. Les entrées des films français progressent de 32,2 % par rapport à 2005 pour atteindre 84,76 millions dentrées. Ainsi, les films français réalisent leur meilleure performance depuis 22 ans (94,1 millions dentrées en 1984). Un tel résultat est largement supérieur à la moyenne des entrées des films français sur la décennie (62,3 millions en moyenne).
Après un sérieux effondrement du public des films français entre 1982 et 1992, la tendance s'est inversée, notamment, selon la FNCF, grâce à la modernisation du parc de salles et à la diversification des politiques tarifaires (trois billets sur quatre sont vendus à tarif réduit).
La part de marché du cinéma américain est estimée à 45,8 % en 2006, contre 46,1 % en 2005. seuls Pirates des Caraïbes 2, L'Age de glace 2 et Le Da Vinci Code ont dépassé le cap de 4 millions d'entrées en 2006.Les films américains cumulent 86,31 millions dentrées en 2006, soit une progression de 6,8 % par rapport à 2005. Malgré cette croissance, les films américains ne parviennent pas à franchir le seuil de 90 millions dentrées observé entre 2002 et 2004. Ce résultat reste ainsi inférieur à la moyenne observée sur les dix dernières années (90,30 millions).
Les films non français et non américains réalisent 9,2 % des entrées totales en 2006, contre 17,3 % en 2005 et 13,7 % en 2004. Ce niveau relativement modeste sexplique par labsence de grands succès comme lavaient été la trilogie Le Seigneur des anneaux ou Harry Potter et la coupe de feu qui avaient abondé les entrées des films non français et non américains.
En 2005, la fréquentation diminue de 10,9 % par rapport à l’année précédente et atteint 174,15 millions d’entrées. La part de marché des films français s’établit à 36,8 %, en recul de 1,6 point malgré le succès de Brice de Nice qui occupe la troisième place au box-office. La recette moyenne par entrée est en hausse de 6 centimes à 5,88 € limitant le recul de la consommation cinématographique à -10,0 %
Dépenses de programmes en 2006 : seulement 14 % pour le cinéma
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structure des dépenses en 1980
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structure des dépenses en 2005
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Le paysage audiovisuel français s’est considérablement modifié depuis le milieu des années quatre-vingt. La télévision payante, avec la création de Canal+ en 1984, le lancement du câble en 1986 et le développement des bouquets numériques par satellite en 1996, a connu l’essor le plus important. En seize ans, elle s’est imposée comme le premier poste de dépenses. Elle renforce sa prééminence en 2006, totalisant 40,6 % de l’ensemble des dépenses des ménages en programmes audiovisuels (39,1 % en 2005).
En 2006, le poids de la redevance demeure stable à 22,7 % des dépenses, soit la même part qu’en 2005. En 25 ans, le total des dépenses des ménages consacrées à la télévision a été multiplié par 10,5, soit une croissance moyenne de 9,9 % par an. Elles représentent 63,0 % des dépenses des ménages en programmes audiovisuels en 2006.
Seul poste à enregistrer une diminution en valeur, les achats et locations de vidéogrammes représentent 22,3 % des dépenses des ménages en 2006 (24,7 % en 2005). La vidéo constitue désormais le troisième poste de dépenses des ménages en programmes audiovisuels, derrière les abonnements aux services de télévision et la redevance.
Ce recul s’explique essentiellement par l’arrivée à maturité du marché de l’équipement vidéo. En 2006, plus des trois quarts des foyers français possèdent un lecteur de DVD de salon.
Grâce à une fréquentation des salles soutenue en 2006, la part des dépenses allouée au cinéma progresse d’un point à 14,4 % (13,5 % en 2005).

203 films de long métrage ont obtenu l’agrément du CNC au cours de l’année 2006, soit 37 films de moins que l’année précédente et le même nombre de films qu’en 2004. Depuis 2001, le niveau annuel de la production française oscille autour de 205 films agréés dont 170 d’initiative française.

En 2006, 589 films sont distribués en première exclusivité, soit 7,1 % de plus qu’en 2005. Cette hausse est notamment imputable aux films américains (+25 films).

5 362 salles sont actives en France en 2006, soit 12 de moins qu’en 2005. Ce solde résulte de la fermeture, provisoire ou définitive, de 147 écrans et de l’ouverture ou réouverture de 135 écrans. Malgré un net ralentissement du rythme des ouvertures depuis 2002 (en moyenne 14 écrans par mois en 2006, contre 21 en 2001), le nombre de salles ouvertes dans l’année demeure élevé.
Les textes et chiffres proviennent du rapport annuel du CNC , disponible en mai de chaque année et des estimations 2007.