Les différentes utilisations du noir et du blanc : L'expressionnisme allemand l'impressionnisme français ou l'abstraction lyrique.
1- Alternance du noir et blanc et de la couleur
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C'est presque un classique dans les films utilisant des images d'achives qu'ils soitent documentaires, Nuit et brouillard ou de fictions, Les égarés de Téchiné.
Dans les films à flash-back la couleur indique le présent alors que le noir et blanc renvoie au passé : Nous nous sommes tant aimés (1974).
Sans quoi, l'alternace est souvent un maniérisme très visible qui convient à très peu de films sauf à vouloir proposer de la distanciation par rapport à l'intrigue, une sorte de théatralité comme Gabrielle (2004) de Patrice Chéreau où la reconstitution noir et blanc alterne avec de plus longs passages en couleur. Le rôle des passages en noir et blanc est bien d'accentuer la douce illusion du discours dans lequel se complet Jean, le héros. Le noir et blanc souligne ici le faux alors que la couleur capte le sang, la vérité de la peau et les déchirements du couple.
2- Les pointes de couleur :
Le poisson de Rusty James, la petite fille en rouge de La liste de Schindler accentuent le lyrisme, ils sont désignés au spectateur
3 - Traitements spéciaux :
Les copies colorées d'origine du Cabinet du docteur Caligari ou de Nosferatu, les couleurs au pochoir (Jour de fête)
4- Technique
Au milieu des années trente, le Technicolor trichrome représente un progrès considérable. Dans le vieux Technicolor bichrome utilisé par De Mille dans Les dix commandements, version muette, on ne pouvait pas reproduire la couleur bleu.
Le procédé trichrome permet de recouvrir le spectre entier. De très grosses caméras peuvent exposer trois négatifs simultanément, chacun d'eux enregistrant une couleur primaire. La couleur est alors rarement utilisée pour des drames contemporains et réservée aux comédies musicales et aux films en costume.Plutôt que de favoriser le réalisme, la palette du Technicolor va au-delà, elle ajoute un côté flamboyant au mélodrame (Voir Péché Mortel de John M. Sthal)