| Tous le monde dit I love you | Woody Allen | U.S.A | 1997 |
| My fair Lady | Georges Cukor | U.S.A. | 1964 |
| Lady Eve | Preston Sturges | U.S.A. | 1947 |
| Le ciel peut attendre | Ernst Lubitsch | U.S.A. | 1943 |
| Indiscrétions | Georges Cukor | U.S.A. | 1940 |
| Femmes | Georges Cukor | U.S.A. | 1939 |
| La huitième femme de barbe bleue | Ernst Lubitsch | U.S.A. | 1938 |
| Cette sacrée vérité | Leo McCarey | U.S.A. | 1937 |
| Désir | Frank Borzage | U.S.A. | 1936 |
| Le grand Ziegfeld | Robert Z. Léonard | U.S.A. | 1936 |
| Train de luxe | Howard Hawks | U.S.A. | 1934 |
| Sérénade à trois | Ernst Lubitsch | U.S.A. | 1933 |
| Le prince étudiant | Ernst Lubitsch | U.S.A | 1927 |
La comédie sophistiquée est l'un des registres possibles de la comédie sentimentale.
C'est, de l'avis général, L'opinion publique de Charlie Chaplin qui ouvre la voie à la formule de la comédie sophistiquée. Pourtant si l'influence du film fut considérable sur toute une génération de réalisateurs, le film lui-même avec l'évènement de la mort du père au début et sa fin tragique relève plutôt du mélodrame ou du drame sentimental.
En 1920, Erotikon (vers le bonheur), du suédois Max Stiller invente la comédie de mœurs. Il traite sur le mode sophistiqué de l'adultère, du divorce et de l'aspiration au bonheur conjugal. Mais c'est Ernst Lubitsch qui imposa la comédie sophistiquée à Hollywood en accentuant son style déjà éprouvé dans sa période allemande. S'inspirant de farces françaises ou de pièces allemandes et hongroises, il se spécialise dans un registre large couvrant la satire royale ou matrimoniale, l'intrigue boulevardière, l'opérette, la fresque historique dans le cadre de décors le plus souvent européens: Forbidden paradise, Le prince étudiant, So this is Paris, The marriage circle, Lady wintermere's fan.
L'arrivée du parlant ne fit que renforcer pour un temps la production de comédies d'inspiration continentale et théâtrale, dans un flot de dialogues remplaçant les intertitres. Lubitsch approfondit son style avec "The love parade" (1929), "Monte Carlo", (1930) et "The smiling lieutenant'", (1931). Pourtant la plupart des films ne rencontrèrent pas le succès auprès d'un public confronté aux difficultés de la crise économique dont les centres d'intérêt se trouvaient fort éloignés des artifices de la comédie sophistiquée, de ses espaces confinés, de ses salons, ses sarcasmes et ses intrigues mondaines.